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Sud : De nouveaux locaux pour l’Etat à Coteaux et Chardonnières

Pays
Haïti
Sources
MINUSTAH
Date de publication
Origine
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Les mairies des Coteaux et de Chardonnières emménageront bientôt dans de nouveaux bâtiments qui permettront à la fois de créer de meilleures conditions de travail et d’améliorer l’efficacité des institutions publiques.

« Les retombées de ces projets sont doubles », assure Jean-Max Lajoie, maire principal de Chardonnières, « l’amélioration des conditions de travail des employés et la restauration de l’image de l’Etat ». En effet, les habitants fréquentent avec réticence l’administration en raison de l’aspect de ses locaux, explique-t-il.

« La mairie de Chardonnières a tout perdu en 2008, lors du passage du cyclone Ana. Quand je reçois des autorités importantes ou que je dois tenir une réunion de travail, je suis obligé de le faire à la bibliothèque communautaire », ajoute-t-il.

Du coup, la mairie est jusqu’ici hébergée dans une maison de particuliers. Secrétaire de la mairie, Italienne Antoine évoque « des va-et-vient incessants qui dérangent le fonctionnement de la mairie ». « Maire et personnels de l’administration communale sont tous entassés dans une même pièce », insiste-t-elle.

Outre la mairie, le complexe administratif de Chardonnières hébergera la vice-délégation du département. Selon Pierre-Marie Gattereau, contrôleur financier territorial (CFT), cette dernière est l’une des institutions publiques les plus dépourvues.

« Employé depuis 2007, je n’ai jamais siégé, même pour une seule journée, à la vice-délégation, faute de fournitures de bureau et en raison de l’état de délabrement de l’espace ; même le vice-délégué n’a pas de bureau », raconte-t-il. « Je suis obligé de gérer tous les dossiers et de garder les archives chez moi ».

Aux Coteaux, la situation est aussi précaire. Bélizaire Velain, Secrétaire adjoint de la Mairie, souligne que « dès qu’il pleut, le toit du bureau dégouline d’eau ». Pour Rémy Chéry, agent fiscal, les nouveaux bureaux symbolisent l’amélioration des conditions de travail des employés. « Avant, il n’y avait même pas de toilette ni de matériels de bureau. Avec ces nouveaux locaux, les employés évolueront dans de meilleures conditions de travail et seront plus motivés », assure-t-il.

Financées par la MINUSTAH à hauteur de 155.000 dollars, ces initiatives rentrent dans le cadre des Projets à effet rapide (QIPs) de la mission onusienne en Haïti, en vue de renforcer les capacités opérationnelles des institutions publiques. Un projet d’équipement et d’ameublement de ces locaux est en cours.

Myrline Lucien