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Tchad : Aperçu des catastrophes naturelles liées à la saison pluvieuse: situation au 29 juillet 2022 (05 Août 2022)

Countries
Chad
Sources
OCHA
Publication date
Origin
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Les fortes pluies continuent d‘affecter différentes régions du pays, causant des dégâts personnels et matériels qui détruisent également les moyens de subsistance d'une partie importante de la population. À la date 4 août 2022, le bilan provisoire est de 17 387 personnes sinistrées (soit 3 477 ménages), dont 22 morts et 229 blessés. Quant aux dégâts matériels, 1 312 maisons ont été détruites. Cette situation ne représente pas l’ensemble des dégâts causés faute de la disponibilité d’information en temps réel.

La province de Sila est pour le moment la plus affectée sur la base des informations collectées où la ville de Gozbeïda (département de Kimiti) et ledépartement de Koukou-Angarana) ont connu des fortes pluies le 29 juillet plongeant plus de 8 142 personnes dans le sinistre (992 personnes à Kimiti et 7 150 personnes à Koukou). Le camp de réfugiés de Gozamir, dans la zone, a particulièrement été touché. Des besoins en articles ménagers essentiels, vivres, abris et accès aux services de santé et nutritionnelles ont été identifiés dans ces zones comme de priorités. En termes de réponse, une ONG internationale livre 8000 litres d’eau par jour depuis le 1er août et renforce la promotion d’hygiène et assainissement et la construction des latrines dans la zone d’accueil des sinistrés. L’ONG se positionne également à offrir des articles ménagers essentiels à 1000 ménages sinistrés à Koukou - Angarana.
La ville d’Abéché (Ouaddaï) a été aussi affectée à cause des grosses pluies tombées le 16 juillet qui ont laissé 1 278 personnes sinistrées selon les rapports provisoires d’évaluation.

De fortes pluies enregistrées dans les provinces de Mayo-Kebbi et Mayo-Kebbi Ouest ont occasionné d’importants dégâts aussi bien humains que matériels. Une évaluation de huit villages de la Sous – préfecture de Lamé révèle que 408 personnes ont été affectées, des champs inondés soit environ 541 hectares et des risques récurrents de maladies hydriques dont le choléra. UNICEF a déployé un kit de médicaments pour la prise en charge de 1000 cas de paludisme pendant que l’évaluation se poursuit dans la zone.

Le département de Haraze – Mangegne, bien que n’ayant pas enregistré de cas d’inondation, mérite une attention particulière de par son enclavement dû au délabrement, par les eaux de pluies, de ses voies routières. Les activités de supervision et d’appui médicales ne sont plus possibles à partir d’Amtiman, le chef de lieu de la province du Salamat. La ville de N’Djaména n’a pas été épargnée par cette situation qui a affecté plusieurs quartiers dont le 7ième arrondissement où le Centre de santé Ambata est entièrement inondé et des centaines d’habitants occupent l’école de la Léproserie. Il y a donc une nécessité urgente de réactiver le comité interministériel de gestion des inondations afin de coordonner les évaluations et la réponse aux sinistrés et de prévenir l’ampleur de la crise. Les capacités d’intervention des différents acteurs doivent être répertoriées en urgence.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs: To learn more about OCHA's activities, please visit https://www.unocha.org/.