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La Banque mondiale octroie 100 millions de dollars au Centre africain de contrôle des maladies (CDC Afrique) pour renforcer la préparation du continent aux urgences de santé publique

Pays
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World Bank
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WASHINGTON, le 21 juillet 2022 - La Banque mondiale a approuvé un financement de 100 millions de dollars en faveur du Centre africain de contrôle des maladies (CDC Afrique) pour aider à renforcer ses capacités techniques et renforcer son cadre institutionnel. Ceci, en vue d'intensifier son appui aux pays africains en matière de détection, de préparation et d’intervention en cas d’épidémie ou autre urgence de santé publique.

Le continent africain fait face aujourd’hui à des flambées de maladies infectieuses en plus de la pandémie de COVID-19, et les risques seront de plus en plus importants à l'avenir. Des évaluations récentes ont mis en lumière des lacunes importantes dans les capacités d’anticipation des pays, avec un impact disproportionné sur les plus pauvres et les plus vulnérables. Les politiques et interventions sanitaires menées au niveau régional, parallèlement aux efforts nationaux et mondiaux, soulignent l'importance d'un réseau de CDC africains fort pour préserver la santé du continent.

Conformément à l’Agenda 2063 de l’Union africaine : L’Afrique que nous voulons, qui fait de la santé la pierre angulaire de la réalisation des objectifs de développement à long terme, le Projet de soutien au CDC Afrique pour la lutte contre les menaces de santé publique actuelles et futures sera essentiel pour aider l’institution à devenir un organisme de santé autonome de l'Union africaine (UA) et consolider son rôle d'institution de santé publique régionale et mondiale de premier plan. Au début de cette année, les États membres de l'UA ont accordé au CDC Afrique le statut d'organisme de santé autonome.

« L'Afrique passe à un cran supérieur dans la mise en place d’un nouvel ordre de santé publique. Ce projet arrive à un moment critique alors que nous nous employons à renforcer notre soutien aux États membres de l'UA pour la réalisation de leur agenda de sécurité sanitaire et à affirmer notre statut d’institution autonome de l'UA, souligne Dr Ahmed Ogwell Ouma, directeur par intérim du CDC Afrique. Nous considérons ce projet, et plus largement notre partenariat avec la Banque mondiale, comme extrêmement important, en particulier dans cette phase de transition pour notre institution. Nous sommes impatients de collaborer avec la Banque mondiale et nos partenaires afin de maximiser l'impact de cet investissement crucial pour garantir la santé future du continent. »

Le nouveau projet aidera à renforcer les capacités régionales essentielles pour assurer la résilience et la préparation du continent. Pour ce faire, il contribuera à la constitution et au maintien de solides effectifs de personnels de santé dans les systèmes sanitaires nationaux. Il prévoit notamment des investissements qui permettront d’accroître le nombre d'épidémiologistes et d’intervenants en cas d’épidémie au niveau sous-régional et national. Il s'agit également de renforcer le leadership sur le programme continental de recherche, de développement et de fabrication de vaccins, de diagnostics et de produits thérapeutiques. Il est important de noter que le projet aidera le CDC Afrique à élargir et renforcer sa présence institutionnelle afin de fournir un soutien adapté aux États membres. Il s'agit notamment d'aider ses centres de collaboration régionaux à mettre en place et adapter au contexte local un réseau de programmes phares, tels que des laboratoires et activités de surveillance dans les sous-régions, en étroite collaboration avec les pays, les communautés économiques régionales et les partenaires.

« Notre investissement dans le CDC Afrique souligne l'engagement à long terme de la Banque mondiale à soutenir les institutions régionales africaines et le programme d’action pour la préparation aux urgences de santé publique en Afrique, explique Boutheina Guermazi, directrice de l'intégration régionale pour l’Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à la Banque mondiale.** « **Les maladies ne connaissent pas de frontières et doivent être combattues collectivement, ce qui nécessite un leadership crédible au niveau régional et des systèmes de santé solides sur tout le continent. »

Ce projet financé par l'Association internationale de développement (IDA)* s'inscrit dans le prolongement du soutien déjà apporté par la Banque mondiale (le premier investissement dans le CDC Afrique a été approuvé en 2019), et renforce davantage les relations entre les institutions africaines en matière de préparation aux urgences sanitaires. Ce partenariat est l'occasion pour la Banque mondiale de collaborer avec le CDC Afrique à la définition d’un programme d'action qui peut contribuer à favoriser de nouveaux financements, des idées novatrices et des actions en temps utile afin de réduire les principaux risques de maladies menaçant les populations les plus vulnérables d'Afrique.

* L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à taux faible ou nul pour financer des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 74 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Ses ressources bénéficient concrètement à 1,3 milliard de personnes. Depuis sa création, l’IDA a mobilisé 458 milliards de dollars en direction de 114 pays. Sur les exercices 2019-21, le volume moyen de ses engagements annuels s’établit autour de 29 milliards de dollars, dont 70 % sont destinés à l’Afrique. Pour en savoir plus : ida.banquemondiale.org #IDAWorks

COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° : 2023/005/AFE

Contacts

À Washington
Daniella van Leggelo-Padilla
dvanleggelo@worldbank.org

À Nairobi
Vera Rosauer
vrosauer@worldbank.org