Saltar al contenido principal

République centrafricaine: Monitoring de protection - Analyse trimestrielle, Janvier - Mars 2022

Países
República Centroafricana
Fuentes
COOPI
+ 3
Fecha de publicación
Origen
Ver original

RÉSUMÉ SOMMAIRE

Au total pour le premier trimestre 2022, un total de 2.113 incidents de protection ont été documentés contre 1.812 au cours du trimestre précédent ; ce qui correspond à une hausse de 17 pour cent. La période de transhumance a été marquée par une augmentation significative des incidents impliquant des personnes transhumantes en tant que victimes ou auteurs. Pour la première fois, ce rapport examine de plus près les violations des droits liées à la transhumance, aux accusations de sorcellerie et à l’insécurité alimentaire, ainsi que les raisons sous-jacentes des problèmes de protection au niveau des communautés et des ménages.

Profil des victimes/survivant(e)s et des auteurs.
Les femmes représentent 45 pour cent des victimes du nombre total d’incidents, suivies des hommes (42 pour cent), des filles (10 pour cent) et des garçons (3 pour cent). Comme dans les périodes d’analyse précédentes, les femmes et les filles sont plus touchées par les incidents de VBG (96 pour cent). Les hommes et les garçons sont principalement ciblés par des atteintes contre le droit à la vie, l’intégrité physique, la propriété ou la liberté. Au cours du premier trimestre de 2022 un total de 62 pour cent des incidents ont été perpétrés par des civils (membres de la famille ou de la communauté) avec une diminution des violations perpétrées par des hommes en armes par rapport au trimestre précédent, soit 15 pour cent par des membres de groupes armés non-étatiques et 10 pour cent par les forces de l’ordre et de sécurité de l’État centrafricain ou par leurs forces alliées. Enfin, 13 pour cent des incidents ont été commis par des auteurs inconnus. Les incidents les plus fréquemment perpétrés par des membres connus de la communauté et d’autres civils sont principalement liés à des agressions physiques, des VBG ou atteintes à la propriété.

Violences sexuelles et basées sur le genre et protection de l’enfance.
Certains changements dans les tendances de protection ont été identifiés au cours de cette période d’analyse, avec une augmentation significative du pourcentage de cas de VBG de 33 pour cent à 45 pour cent par rapport au trimestre précédent. Au total, 950 cas de VBG ont été rapportés par les membres des structures communautaires, incluant 23 pour cent de cas de viols et d’agressions sexuelles. De plus, 36 violations graves commises contre les enfants dans des situations de conflit armé (ci-après dénommées violations 1612) ont été rapportées au cours de la période sous revue.

Situation générale en matière de sécurité.
Environ 13 pour cent des chefs de ménages interrogés lors des enquêtes des perceptions ne se sentent pas en sécurité dans leurs communautés soit une baisse significative de 9 points par rapport au trimestre précédent qui pourrait être liée aux opérations en cours menées par les autorités et leurs alliés et aux efforts de réconciliation du gouvernement avec les différentes parties du conflit.

Réponses et actions L’UNHCR et ses partenaires ont renforcé un système de protection à base communautaire à travers les structures communautaires, composées de 331 relais communautaires (dont 106 femmes) et 28 comités de protection impliquant plus de 300 participants répartis dans 72 communes (44 sous-préfectures) des 12 préfectures couvertes par le projet de monitoring de protection. L’analyse et les conclusions du monitoring de protection est largement partagée et présentée dans les différents forums de coordination afin de prendre collectivement des mesures, y compris avec le gouvernement.