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République centrafricaine: Monitoring de protection - Analyse trimestrielle, Novembre - Décembre 2021

Pays
République centrafricaine
Sources
COOPI
+ 3
Date de publication
Origine
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RÉSUMÉ SOMMAIRE

Un total de 1.812 incidents de protection a été documenté au cours du quatrième trimestre contre 2.138 au cours du trimestre précédent ; ce qui correspond à une baisse de 15 pour cent par rapport au troisième trimestre. Les tendances concernant le type de violations restent similaires à celles enregistrées les mois précédents, à l’exception des violations contre la vie et l’intégrité physique en raison d’une augmentation de ces incidents au sein des communautés.

Profil victimes/survivant(e)s et auteurs : Les incidents de protection documentés ont été perpétrés majoritairement contre des hommes (50 pour cent) et des femmes (39 pour cent). Les mineurs constituent 11 pour cent des personnes survivantes (filles 9 pour cent, garçons 2 pour cent) de ces incidents. Les femmes et les filles ont été principalement touchées par des incidents VBG alors que les hommes et les garçons ont été la cible majoritaire de plusieurs cas de violations des droits de l’homme tels que le droit à l’intégrité physique, le droit à la liberté et le droit à la propriété. 52% des incidents ont été perpétrés par la population civile, 25 pour cent par les membres des groupes armés et 8% par les forces de sécurité intérieure, forces de défense et ses alliés. Le reste des incidents (15 pour cent) est perpétré par des auteurs inconnus ou non classifiés.

Violences sexuelles et basées sur le genre et protection de l’enfance : Au total, 596 cas de VBG ont été rapportés par les membres des structures communautaires, incluant 26 pour cent de cas de viols et des agressions sexuelles. Bien que les femmes et les filles soient les plus touchées par ce type d’incidents (95 pour cent), 5 pour cent des survivants sont des hommes et des garçons. De plus, 19 violations graves commises contre les enfants dans des situations de conflit armé (ci-après dénommées violations 1612) ont été rapportées au cours de la période sous revue, la plupart d’entre elles étant de nature sexuelle.

Réponses et actions

Avec ses partenaires, le HCR a mis en place un système de protection à base communautaire à travers les structures communautaires, composées de 380 relais communautaires (dont 128 femmes) et de 293 membres des comités de protection (dont 97 femmes) répartis dans 75 communes (41 sous-préfectures) des 12 préfectures couvertes par le projet de monitoring de protection. En plus, 31312 personnes (10978 femmes, 7046 hommes, 7697 filles et 5591 garçons) ont bénéficié de sessions de sensibilisations organisées par les partenaires.

Un total de 999 survivant(e)s de VBG a été pris en charge au niveau des centres d’écoute Ma Mbi Si et via la ligne verte Ma Mbi Si (4006) et a bénéficié de référencement adéquat selon les besoins exprimés par ces derniers. En résumé, 100 pour cent des survivant(e)s ont reçu le soutien psychosocial ; 21 pour cent ont bénéficié de la prise en charge médicale et 27 pour cent ont reçu une assistance en cash d’urgence. Le HCR a lancé une campagne de vulgarisation du projet « Ma Mbi Si » sur les plateformes digitales du Bureau Régional du HCR pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre dans le cadre de la campagne médiatique régionale durant les 16 jours d’activisme.