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Tchad : Plan de réponse lié à l'aflux des réfugiés du Cameroun (janvier - décembre 2022)

Países
Chad
+ 1
Fuentes
UNHCR
Fecha de publicación
Origen
Ver original

Réponse prevue

60 000 populations affectées (dont 45 000 réfugiés)

US $ 95M besoins financiers pour 2022

53 partenaires impliqués

Aperçu de la situation

Situation au Cameroun (pays d'origine)

• Début décembre 2021, la reprise des affrontements entre les communautés d'éleveurs, d'agriculteurs et de pêcheurs du département du Logone et du Chari autour des ressources en eau a contribué à la dégradation de l'environnement de protection dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun. La violence s'est rapidement propagée aux villages voisins avant d'atteindre Kousseri, le centre administratif et le principal centre commercial de la division du Logone et du Chari. Cette vague de violence a forcé des milliers de personnes à fuir du Cameroun vers le Tchad autour de N'Djamena et le long des rives du Logone au sud de la ville.

• Ce conflit est le résultat de tensions communautaires croissantes autour du bassin du lac Tchad. Aux prises avec d'immenses défis, notamment la pauvreté endémique. la faiblesse des services publics et l'insécurité chronique causée par des conflits armés prolongés, ces zones historiquement mal desservies en termes de services publics et de développement sont confrontées à une dégradation croissante de l'environnement, alimentant davantage l'Insécurité alimentaire et la concurrence pour des ressources qui se font rares.

• Au moment de l'écriture de ce document et comme l'a indiqué la coordination humanitaire au Cameroun, un calme relatif est observé dans toutes les zones touchées de la région de l'Extrême-Nord, à la suite des mesures prises par les autorités locales. Cependant, des Incidents Isolés ont continué d'être signalés dans plusieurs localités du Logone et Chari. et un sentiment de peur et de méfiance reste perceptible au sein de la population.

• Les tensions persistantes et la volatilité de la situation dans l'Extrême-Nord du Cameroun ne sont pas propices au retour volontaire en toute sécurité et dans la dignité des populations déplacées par la récente crise. Au Tchad, les craintes de nouvelles violences et de destruction de maisons et de moyens de subsistance sont toujours citées par les réfugiés tchadiens comme les principaux obstacles à leurs retours. Sur la base d'entretiens et d'un suivi régulier en matière de protection, la grande majorité des réfugiés ont l'intention de rester en exil jusqu'à remédiation des causes du conflit, dont l'impact négatif du changement climatique, qui en est à sa deuxième manifestation violente après celle du mois d'août 2021. Les deux épisodes de conflits ont causé, en tout, la mort de 89 personnes. avec 185 blessés et 131 villages incendiés.

• Alors qu'Il est urgent de prendre des mesures pour s'attaquer aux causes profondes du conflit afin de parvenir à une paix et à des solutions durables, il y a en parallèle un besoin pressant de renforcer l'assistance humanitaire en cours ainsi que l'environnement de protection, car c'est la condition pour permettre aux Camerounais ayant fui ces violences de vivre dignement en asile, et pour permettre au Gouvernement du Tchad d'être soutenu dans son respect plein et entier des standards Internationaux en la matière.

• Un Plan de Réponse Réfugiés (PRR) dédié a été mis en place pour couvrir les besoins vitaux d'assistance et de protection d'environ 45,000 réfugiés du Cameroun au Tchad et communautés d'accueil d'environ 15,000 qui bénéficieront tous deux de la réponse, notamment en termes d'accès aux services publics de base tels que la santé. l'éducation, l'eau, l'assainissement et l'hygiène. Ce plan porté par 53 partenaires, en appui des efforts du Gouvernement, s'efforce de répondre à ces défis en soutenant un environnement propice à la protection des populations réfugiées tout en prenant en compte les communautés d'accueil démunies pour assurer une co-existence pacifique.