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Niger - Mali : Évaluation de la situation humanitaire dans la zone des Trois Frontières, Analyse frontalière, Janvier 2022

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REACH
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Contexte général & méthodologie

Depuis le début de la crise sécuritaire au Mali en 2012, la zone frontalière entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger est caractérisée par un climat d’insécurité du fait de la présence de groupes armés, de la montée de la criminalité et des tensions intercommunautaires. L’accès aux populations affectées est limité dans certaines localités en raison de la situation sécuritaire, du mauvais état des infrastructures et des conditions géographiques difficiles. Afin de pallier le manque d’information sur ces localités, REACH, en collaboration avec les clusters et les groupes de travail humanitaires, a mis en place un suivi bimestriel de la situation humanitaire dans les départements situés dans la zone frontalière. Ce suivi a pour objectif de donner un aperçu de la sévérité relative des besoins multisectoriels entre les zones géographiques et de leur évolution. Depuis 2018, la zone frontalière entre le Niger et le Mali est contrôlée en partie par des groupes armés non étatiques (GANEs) qui élargissent leur champ d’action en récupérant la gestion de ressources pour affirmer leur influence dans la zone. Le contexte sécuritaire actuel a fortement fragilisé les populations locales et a provoqué des mouvements de populations importants dans les régions frontalières nigériennes et maliennes (pour le mois de janvier 2022 la région de Tillaberi accueillait 99,873 personnes déplacées internes (PDI) et 36,885 refugiés maliens et la région de Tahoua 40,416 PDI et 20,626 refugiés maliens3 , alors que dans la région de Gao et Menaka étaient enregistré respectivement 49.830 et 12.995 PDI, et 10,212 et 18,801 refugiés4 ). La méthodologie employée pour ce suivi est celle dite de “zone de connaissance”. Cette méthodologie a pour objectif de collecter, d’analyser et de partager des informations actualisées concernant les besoins humanitaires multisectoriels dans les communes d’intérêt (admin 3) situés le long de la bande frontalière entre le Mali et Niger y compris dans les zones difficilement accessibles. Ces communes sont regroupés en quatre zones afin de faciliter l’analyse. Au Niger, les localités appartiennent toutes aux régions de Tillabéri et de Tahoua et sont regroupées en deux zones selon leur commune à savoir : Goroul, Bankilaré, Ayerou, Dessa, Inatès (N1), et Tondikiwindi, Banibangou, Abala, Sanam, Tillia et Tassara (N2). Au Mali, les localités sont également regroupées en deux zones : Bourra, Tessit, Ouattagouna de la région de Gao (ML1) et Anderamboukane, Ménaka, Inekar de la région de Ménaka (ML2). Pour la sélection des zones, les zones maliennes sont divisées par région (ML1 dans la région de Gao et ML2 dans la région de Menaka). En outre dans les zones frontalières N1 et ML1 la présence du fleuve Niger a une influence directe sur la composition naturelle des communes enquêtés qui présentent des caractéristiques communes (moins arides que les zones N2 et ML2). Au total, 336 informateurs clés (IC) ont été consultés et 214 localités ont été évaluées dans les deux pays . Ces IC ont été sélectionnés en fonction de leur connaissance récente (dernier passage dans la localité datant de moins d’un mois) et détaillée des localités. Les données des IC ont été agrégées par localité. L’unité d’analyse est la localité, et les résultats sont à lire en « % de localités ». Les informations sont rapportées lorsqu’au moins 5 % des localités de l’unité administrative 2 (département) ont été évaluées. Cet aperçu de la situation présente les données recueillies entre le 17 et le 31 janvier 2022. Les résultats présentés cidessous doivent être considérés comme indicatifs.