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Centrafrique : éviter une nouvelle désintégration de l’armée

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Dissoute en 2013, l’armée centrafricaine est aujourd’hui présente dans tout le pays. Des problèmes structurels risquent cependant de la fragiliser à nouveau. Pour éviter les dérives, Bangui et ses partenaires internationaux devraient appliquer les principes du Plan National de Défense de 2017.

Enrica Picco
Project Director, Central Africa

Neuf ans après leur dissolution à la suite d’un coup d’État qui a plongé le pays dans le chaos, les Forces armées centrafricaines (FACA) ont regagné une présence dans toutes les villes principales de la Centrafrique. Pourtant, les bénéfices de ce redéploiement risquent d’être compromis par l’opacité des recrutements, la multiplicité des lignes hiérarchiques, le manque de formation et la mauvaise gestion des budgets au sein de l’armée centrafricaine. Le pays se trouve aujourd’hui à un tournant décisif pour sa stabilisation suite à la crise électorale de décembre 2020. Si ces problèmes ne trouvent pas de réponse rapide, ils pourraient compromettre la loyauté des soldats envers l’État et les amener à se soulever ou à rejoindre une nouvelle rébellion. Pour éviter cela, le gouvernement centrafricain, avec l’appui de ses partenaires internationaux, y compris russes, devrait faire en sorte que sa réponse aux nouveaux défis sécuritaires repose sur une armée représentative de ses populations et financièrement viable.