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Burkina Faso : Analyse IPC de la malnutrition aiguë (Août 2021 – Juillet 2022) Publié en janvier 2022

Страны
Буркина-Фасо
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IPC
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Vue d’ensemble

Sévère à quel point ? Combien ? Et quand ? Les 45 provinces des treize régions du Burkina Faso ont été analysées. Au total, il est estimé que 699 000 enfants âgés de 6 à 59 mois souffriront de malnutrition aiguë, ce qui représentent environ 10% de cas en plus en comparaison à la dernière analyse (période oct. 2020-juillet 2021) et avec une augmentation des cas de MAS de plus de 18 % par rapport à l’année dernière. Par rapport à la dernière analyse, il y a également 25% de femmes enceintes et allaitantes en plus (soit 163 000) qui souffriront de malnutrition aiguë entre août 2021 et juillet 2022 au Burkina Faso.
Où et qui ? Sur la période courante seule une province (Koulpelogo) est en situation Acceptable (IPC Phase 1); 21 provinces sont en situation d’Alerte (IPC Phase 2); 18 provinces sont en situation Sérieuse (IPC Phase 3) et cinq provinces en situation Critique (IPC Phase 4). Globalement, cette période courante inquiétante ne va pas évoluer pour l’année à venir sur les périodes projetées 1 et 2. Avec 36/45 provinces qui restent stables dont presque la moitié en IPC Phase 2 (17/36 provinces stables) ; environ 40% en IPC Phase 3 et cinq provinces sont et resteront en IPC Phase 4. Seules neuf provinces vont connaitre des changements de phase dans les périodes de projection, dont la moitié va s’améliorer sur la période projetée 1 (fév.-avril 2022) et finalement toutes se dégradent sur la période projetée 2 (mai-juillet 2022).
Pourquoi ? Les facteurs contributifs à la malnutrition aigüe varient d’une unité d’analyse à une autre, cependant nous pouvons retenir pour les provinces classées en phase Sérieuse et plus (IPC phase 3 et +) : un apport alimentaire inadéquat, les prévalences élevées des morbidités infantiles (fièvre et diarrhée), les mauvaises conditions d’hygiène (inaccessibilité à des installations d’assainissement) et la faible couverture d’accès à l’eau potable. Les effets négatifs de la crise sécuritaire ont engendré des déplacements massifs de population dans presque la moitié du pays, soit 6 des 13 régions (Nord, Sahel, Centre est, Centre nord, Boucle du Mouhoun, Est). La fermeture/dysfonctionnement des structures de santé dans les provinces d’accès humanitaire limité a réduit l’accès aux soins des populations. L’impact de la crise sanitaire relative à la pandémie de la COVID-19 constitue également un facteur contributif négatif majeur de la situation nutritionnelle des plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants de moins de cinq ans.