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Au Burkina Faso, la Banque africaine de développement aide gouvernement et communautés vulnérables à faire face aux conséquences sanitaires et socioéconomique du Covid-19

Countries
Burkina Faso
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Sources
AfDB
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En cette matinée du 17 décembre 2021, Mme Sabine Ouédraogo a le sourire aux lèvres. Comme dix-neuf autres responsables d’associations féminines, elle vient de recevoir un chèque de 3,5 millions de francs CFA (5335,7 euros), et ne tarit pas de remerciements à l’endroit des bienfaiteurs du jour. Le soutien financier dont elle vient de bénéficier s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui en faveur des pays membres du G5 Sahel pour la lutte contre le Covid-19.

Financé par le Groupe de la Banque africaine de développement pour plus de vingt millions de dollars, le projet vise d’une part, à renforcer les capacités des cinq pays bénéficiaires (Burkina, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) à réduire la propagation du virus et stopper la pandémie du Covid-19 et, d’autre part, à appuyer la résilience des communautés vulnérables. Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés agit en tant qu’agence d’exécution du projet.

Au Burkina, le projet couvre cinq régions (Sahel, Nord, Centre-Nord, Est et Boucle du Mouhoun) qui abritent les communautés les plus vulnérables, notamment les personnes déplacées du fait des attaques terroristes dans leurs localités d’origine, les réfugiés et les communautés d’accueil.

Avant de recevoir chacune son chèque, les responsables d’association ont bénéficié d’un renforcement de capacités en matière de gestion administrative, comptable et financière. Dans un commentaire imagé Mme Ouédraogo, explique : « dans le cadre de la formation, on nous a appris à pêcher ; avec le soutien financier, on nous a donné de quoi acheter les filets et bien d’autres outils pour pêcher de gros poissons ».

L’aide de la Banque africaine de développement constitue, en effet, une aubaine pour les associations bénéficiaires, car la pandémie a négativement impacté leurs activités. Elles pourront maintenant renouveler leurs stocks et relancer leurs activités. « En ce qui nous concerne, nous transformons les produits forestiers non ligneux, par exemple, le beurre de karité en savon ou les graines de néré en soumbala, explique Mme Ouédraogo, présidente de l’association DAKOPA basée à Dori, dans le nord du pays. Nous allons nous approvisionner en intrants et même en produits de lutte contre le Covid-19 ».

Pour le responsable-pays de la Banque africaine de développement au Burkina Faso, M. Pascal Yembiline, l’accent mis sur les femmes ne relève pas du hasard. « Elles sont surreprésentées dans les secteurs les plus touchés par le Covid-19. Celles qui sont impliquées dans les échanges commerciaux transfrontaliers ont été vulnérables sur le plan financier en raison de la fermeture des frontières ».

Le Projet d’appui en faveur des pays membres du G5 Sahel pour la lutte contre le Covid-19 n’en est pas à sa première action au Burkina. Le 14 octobre dernier, un important lot de matériels et d’équipements sanitaires, d’une valeur de plus d’un million de dollars américains ont été remis au ministère de la Santé. Ce don comprenait trois ambulances médicalisées, des médicaments et du matériel médical divers.

Le don a pour objectifs de compléter le dispositif national de prévention, de détection et de prise en charge des cas de Covid-19, consolider le plateau technique des centres de santé, et renforcer le système de santé burkinabè.