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L'Afrique lance un nouveau vaccin contre la polio : plus de 80 millions de personnes déjà vaccinées

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Нигерия
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WHO
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Brazzaville — Plus de 80 millions d’enfants dans six pays africains ont reçu le nouveau vaccin antipoliomyélitique oral de type 2 (VPOn2), faisant ainsi de la Région africaine la première au monde à déployer ce vaccin, quelques mois seulement après que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a accordé, en novembre 2020, une autorisation d’utilisation d’urgence à ce vaccin.

Le Nigéria est devenu le premier pays au monde à utiliser le nouveau vaccin antipoliomyélitique oral de type 2, notamment dans le cadre d’une campagne qui a permis de vacciner sept millions d’enfants dans six États, et qui visait à combattre une flambée épidémique qui a sévi dans le pays au mois de mars 2021. Au mois de septembre, le Bénin, le Congo, le Libéria, le Niger et la Sierra Leone avaient eux aussi déployé le vaccin. L'Afrique a été certifiée exempte de poliomyélite sauvage en août 2020, mais des flambées de poliomyélite circulante de type 2 dérivée de vaccin sont encore signalées.

« Le nOPV2 apporte des avantages significatifs dans la lutte contre les épidémies de polio et le Nigéria a travaillé en étroite collaboration avec les partenaires mondiaux de la polio pour déployer le vaccin. Grâce à une réponse rapide à l'épidémie et à des outils et mesures efficaces, notre chemin vers l'éradication définitive de toutes les formes de polio est plus dégagé », a déclaré le Dr Tunji Funsho, président de la Commission nationale PolioPlus du Rotary au Nigéria.

Le nouveau vaccin antipoliomyélitique oral de type 2 est une forme modifiée du vaccin antipoliomyélitique oral monovalent, conçue pour être plus stable génétiquement et moins susceptible, dans les populations sous-vaccinées, de reprendre une forme qui peut causer chez les enfants une paralysie permanente due au poliovirus dérivé d’une souche vaccinale. Compte tenu du besoin urgent du secteur de la santé publique de s’attaquer au poliovirus dérivé d’une souche vaccinale à l’échelle mondiale, le nouveau vaccin antipoliomyélitique oral de type 2 est devenu le premier vaccin à faire l’objet d’une autorisation d’utilisation d’urgence. L’OMS a vivement encouragé les pays à mettre en œuvre sans tarder le processus d’approbation au niveau national, afin de faciliter l’importation et le déploiement du vaccin une fois que son utilisation aurait été approuvée.

« Le déploiement inédit en Afrique du nouveau vaccin contre la polio témoigne d'une réelle détermination à mettre fin à la polio une fois pour toutes. Les progrès réalisés par les six pays et le déploiement à venir dans cinq autres pays, visant à vacciner 30 millions d'enfants d'ici la fin de 2021, promettent une protection efficace et durable contre la menace d'une paralysie à vie », a déclaré le Dr Pascal Mkanda, coordinateur du Programme d'éradication de la polio au Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique.

Répondre aux exigences du pré-déploiement

Ces trois dernières années, la Région africaine de l’Organisation mondiale de la Santé a recensé un nombre croissant de flambées épidémiques dues à un poliovirus circulant de type 2 dérivé d’une souche vaccinale. Ces flambées épidémiques ont initialement touché trois pays en 2019, à savoir l’Angola, la République démocratique du Congo et le Kenya, avant de s’étendre à plus de 20 pays en 2021. Bien que des progrès continus aient été réalisés en vue de l'éradication de toutes les formes de polio dans la Région, le nombre croissant d'épidémies est préoccupant et nécessite une réponse vaccinale rapide et solide. Le nOPV2 joue un rôle efficace dans la suppression de ces épidémies.

Avant tout déploiement du VPOn2 dans le cadre de la procédure d’évaluation et d’homologation en situation d’urgence, les pays concernés doivent satisfaire à des exigences strictes. Le Groupe stratégique consultatif d’experts de l’OMS a recommandé que le vaccin soit déployé dans le cadre d’une phase initiale qui a débuté en mars et doit s’achever en octobre 2021. Au total, 14 pays africains ont satisfait aux critères de déploiement, parmi lesquels l’obtention des approbations réglementaires, l’organisation d’activités visant à améliorer la surveillance, la préparation de la chaîne du froid et de la logistique, l’élaboration de plans de communication ciblés permettant de réfuter les rumeurs et les fausses informations, ainsi que la formation du personnel et des agents en première ligne. En moyenne, il a fallu compter un délai d’environ six à huit semaines pour que les pays remplissent les exigences relatives au nouveau vaccin antipoliomyélitique oral de type 2, avec en particulier le Nigéria qui, en un temps record de moins de quatre semaines, avait procédé à toutes les vérifications préalables à l’utilisation dudit vaccin.

Sécurité du déploiement des vaccins

L’OMS a œuvré avec les pays pour renforcer les systèmes de surveillance de la sécurité vaccinale. La priorité a été accordée aux pays qui répondaient aux critères établis pour la riposte aux flambées et qui avaient besoin d’appui. Ces pays ont pu bénéficier du concours de l’équipe d’intervention rapide du Bureau régional. Cette équipe a fourni des orientations et mis à disposition des systèmes de surveillance de la sécurité vaccinale en Angola, au Congo et au Libéria. Le comité national d’évaluation du lien de causalité entre le vaccin et les manifestations post vaccinales indésirables, pour sa part, a été rétabli dans les pays, le but étant d’assurer la sécurité vaccinale du nouveau vaccin antipoliomyélitique oral de type 2 et d’évaluer les manifestations indésirables consécutives à l’administration de vaccins anti-COVID-19. Les équipes responsables de la sécurité au niveau national, tout comme les organisations partenaires, ont joué un rôle déterminant dans la collecte et l’examen des données d’innocuité.

En s’appuyant sur un examen indépendant des données préliminaires recueillies puis analysées par les États Membres africains, l’objet principal étant l’innocuité et la stabilité génétique du vaccin, le Groupe stratégique consultatif d’experts de l’OMS a recommandé, en octobre 2021, que le vaccin antipoliomyélitique oral de type 2 fasse l’objet d’une utilisation plus large. La transition vers la phase d’utilisation à plus grande échelle permettra un déploiement plus rapide du vaccin sur le terrain.

Au nombre des principaux changements introduits au cours de la transition vers un déploiement plus large figure la réduction des exigences et des restrictions. Dans le cadre d’un déploiement plus élargi par exemple, l’on pourrait utiliser le vaccin pendant des campagnes intégrées, ce qui signifie que son utilisation serait couplée avec celles d’autres vaccins ou avec des interventions non vaccinales telles que l’administration de la vitamine A. Les conditions à satisfaire par les pays en vue de l’utilisation du vaccin ont été réduites, passant ainsi de 25 à 16 critères. Ceci est d’autant plus important que l’une des conditions sine qua non pour endiguer efficacement la circulation du virus est d’organiser une riposte rapide en cas de flambée épidémique.

Au cours de cette phase d’utilisation à plus grande échelle, l’Éthiopie, la Mauritanie, le Nigéria, la Gambie, le Sénégal et l’Ouganda lanceront des campagnes ciblant environ 30 millions d’enfants, afin d’accroître le nombre d’enfants africains qui bénéficient d’une protection efficace contre la poliomyélite.

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