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Les dirigeants mondiaux s'engagent à se mobiliser davantage pour COVAX et pour un accès universel, juste et équitable aux vaccins contre la COVID-19

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  • Les dirigeants s'engagent à donner des financements et des doses de vaccin, à aider les pays à se préparer à recevoir les vaccins et à les distribuer, et à augmenter la production mondiale, pour permettre un accès juste et équitable aux vaccins contre la COVID-19.

  • Pour améliorer l'accès à la vaccination des économies à faible revenu, les États-Unis fourniront, à partir de 2022, 500 millions de doses supplémentaires de vaccin Pfizer qui seront distribuées par le biais de COVAX, et la Suède versera 2,1 milliards de couronnes suédoises (environ 243 millions de dollars US) supplémentaires en 2021 et 2022.

  • L'Union européenne, dont l'Italie et l'Espagne, ainsi que la Suède, le Danemark et le Japon, ont pris l’engagement de donner des doses de vaccins supplémentaires qui seront mises à la disposition des participants de COVAX en 2021 et 2022.

Genève/New-York/Oslo le 23 septembre 2021 – Les dirigeants participant au sommet mondial sur la COVID-19 organisé par les États-Unis ont une nouvelle fois affirmé leur détermination à garantir à tous les pays, par le biais de COVAX, un accès équitable aux vaccins contre la COVID-19 – reconnaissant que c’est indispensable pour mettre fin à la phase aiguë de la pandémie. Le sommet d'hier a été le témoin de nouveaux engagements en faveur de COVAX et d’un accès juste et équitable à la vaccination, dans le même élan et le même esprit de solidarité internationale que ceux qui se sont manifestés au cours des dix-huit derniers mois, notamment lors des sommets organisés par la Commission européenne, lors des réunions du G20 sous les présidences saoudienne et italienne, des réunions au sommet organisées par le Royaume-Uni (notamment celle du G7 sous sa présidence), par les États-Unis et par le Premier ministre du Japon.

Les États-Unis qui accueillaient ce sommet ont proposé comme objectif la vaccination universelle contre la COVID-19 et se sont engagés à donner par le biais de COVAX 500 millions de doses supplémentaires de vaccin Pfizer pour les pays à revenu faible et intermédiaire de la tranche inférieure. Ces doses s'ajoutent aux 500 millions de doses de vaccin Pfizer promises en juin dernier par les États-Unis, et aux 90 millions de doses excédentaires partagées par le biais de COVAX, ce qui porte à près de 1,1 milliard le nombre total de doses que les États-Unis se sont engagés à fournir à COVAX. Alors que la livraison des doses promises en juin est en cours, ces doses supplémentaires seront disponibles à partir de janvier 2022. En outre, l’Agence américaine de financement pour le développement international (DFC) fournira à Gavi, l'Alliance du Vaccin (Gavi), plus de 383 millions de dollars sous forme de polices d’assurance contre les risques politiques, pour faciliter les expéditions de vaccins à travers le monde.

Les États-Unis et l'Union européenne ont annoncé un programme commun de lutte contre la pandémie mondiale, en réaffirmant leur engagement à partager des doses de vaccin avec COVAX et à soutenir la préparation des pays. Ils appellent les autres nations à faire de même – en soulignant particulièrement l'importance d'un partage prévisible et efficace des doses afin de maximiser la durabilité du processus et de minimiser les gaspillages. Dans le prolongement des engagements antérieurs, la Team Europe s'est engagée à partager 500 millions de doses d'ici mi-2022.

Soulignant le partenariat étroit entre l’AVATT (African Vaccine Acquisition Task Team – initiative de l'Union africaine visant à permettre aux Africains d'accéder aux vaccins contre la COVID-19) et COVAX, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a appelé les pays à revenu élevé à laisser leur place en tête des listes d’attente des carnets de commande, et à soutenir l'UA et COVAX dans leur objectif commun d'accroître la couverture vaccinale sur le continent africain.

Alors qu’elle avait déjà promis 285 millions de dollars US à la garantie de marché (AMC) COVAX de Gavi (mécanisme de financement qui permet à 92 économies à faible revenu d’avoir accès à des doses de vaccin entièrement financées par des donateurs), la Suède a promis de donner, en 2021 et 2022, 2,1 milliards de couronnes suédoises supplémentaires (soit quelque 243 millions de dollars US) sous forme de liquidités et de doses de vaccin pour aider les économies éligibles à l'AMC à avoir accès de façon équitable aux vaccins contre la COVID-19.

Parallèlement à ces engagements financiers, plusieurs pays ont promis des dons de doses supplémentaires qui seront mises à la disposition des pays du monde entier, notamment par le biais de COVAX. L'Espagne a promis 7,5 millions de doses supplémentaires et l'Italie 30 millions de doses supplémentaires qui seront mises à disposition d'ici la fin de l'année. Le Japon, qui a accueilli en juin 2021 le sommet de l'AMC COVAX de Gavi « Un monde protégé », a promis autour de 60 millions de doses. Le Danemark a quant à lui annoncé cette semaine, lors de l'Assemblée générale des Nations Unies, qu'il allait doubler son engagement en matière de don de doses, ce qui porte à 6 millions le nombre de doses qu’il s’engage à partager.

Pour José Manuel Barroso, président du Conseil d'administration de Gavi, « ce sommet marque une avancée majeure dans la réponse mondiale contre la COVID-19 et un grand pas en avant pour le multilatéralisme ». « Je tiens à remercier le président Biden et tous les dirigeants pour leur engagement en faveur de l'accès universel aux vaccins » a-t-il ajouté. « J'exhorte tous les partenaires et parties prenantes à accroître leur soutien à COVAX, afin que nous puissions atteindre notre objectif de mettre fin à la phase aiguë de cette pandémie le plus rapidement possible. »

« La science a fait d'énormes progrès dans la lutte pour sauver des vies, restaurer l'économie mondiale et mettre fin à la pandémie » a reconnu le Dr Richard Hatchett, Directeur général de la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI). « Nous devons maintenant réparer cette fêlure morale au centre de la réponse mondiale à la pandémie, à savoir le manque d'accès équitable aux outils vitaux que nous avons développés. Pour cela, nous devons continuer à investir dans la recherche et le développement, pour pouvoir déployer davantage de vaccins, plus efficacement, et permettre à tous les pays d’accéder à ces vaccins qui sauvent des vies, de façon juste et équitable, quel que soit leur niveau de revenu. »

« Je suis reconnaissant envers le Président Joe Biden et les dirigeants mondiaux pour l'engagement dont ils ont fait preuve en faveur de la vaccination universelle » a ajouté le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'OMS. « Toutefois, ce dont nous avons besoin pour réussir, c'est d'un soutien véritablement solide et pérenne, mais il le faut tout de suite et non pas dans six ou douze mois. Si nous voulons atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés, à savoir vacciner 10 % de la population mondiale d'ici la fin du mois, 40 % d'ici la fin de l'année 2021 et 70 % d'ici le milieu de l'année prochaine, nous devons élargir considérablement l'accès aux vaccins dès maintenant. »

« Nous félicitons les dirigeants mondiaux d’avoir renouvelé leur engagement à fournir des doses de vaccin aux pays à faible revenu » a poursuivi Henrietta Fore, directrice générale de l'UNICEF. Nous apprécions particulièrement la promesse des États-Unis de fournir 500 millions de doses supplémentaires l'année prochaine, ainsi que les annonces faites par l'Australie, le Japon, l'Italie et l'Espagne, et nous espérons qu’elles se concrétiseront très vite. Seulement 12 % des promesses faites au début de l'année se sont réellement traduites par l’envoi de doses. Or les pays à faible revenu ne peuvent plus attendre. Nous exhortons ceux qui peuvent partager des doses à accélérer leurs dons. »

« Face à l’émergence de nouveaux variants et aux inégalités dans l’accès aux vaccins contre la COVID-19, il nous faut de toute urgence vacciner les personnes les plus à risque à travers le monde » a insisté le Dr Seth Berkley, directeur exécutif de Gavi. « Nous ne pouvons pas nous permettre de nouveaux retards dans l'acheminement des vaccins vers les personnes les plus vulnérables, cela reviendrait à prolonger cette pandémie, avec des conséquences qui impactent nos vies à tous. »

COVAX a publié récemment une mise à jour de ses prévisions d'approvisionnement, qui indique que même si les livraisons de COVAX vers les pays s'accélèrent et continuent de s'intensifier considérablement jusqu'à la fin de l'année, il subsiste des risques importants de pénuries.

C’est pourquoi les partenaires de COVAX ont lancé un appel urgent à l'action – pour la levée de toutes les restrictions à l'exportation, pour que les fabricants respectent leurs engagements envers COVAX et fassent preuve de transparence en ce qui concerne les listes d’attente sur leurs carnets de commandes. COVAX demande également aux pays qui sont en tête de ces listes et qui ont déjà atteint une couverture élevée de céder leur place à COVAX et aux pays à revenu faible et intermédiaire qu’il soutient. Il appelle à augmenter, accélérer et systématiser les dons de vaccins, à veiller à ce que leur durée de conservation soit plus longue, et à augmenter leur prédictibilité pour permettre aux pays de mieux se préparer à leur déploiement.

À ce jour, COVAX a fourni plus de 300 millions de doses à 142 économies, et selon les dernières prévisions, environ 1,2 milliard de doses devraient être disponibles d'ici la fin de l’année 2021 pour les économies à faible revenu bénéficiant de la garantie de marché (AMC) COVAX. C'est suffisant pour protéger 20 % de la population, ou 40 % de la population adulte des 92 économies adhérant à l’AMC, à l'exception de l'Inde. L'étape décisive pour COVAX, à savoir la mise à disposition de deux milliards de doses, devrait être atteinte au cours du premier trimestre 2022.

Notes à l’usage des rédacteurs

À propos de COVAX

COVAX, le pilier vaccins de l’Accélérateur d'accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT), est codirigé par la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), Gavi, l’Alliance du Vaccin (Gavi) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) – en collaboration avec divers partenaires, notamment l’UNICEF, principal partenaire opérationnel, les fabricants de vaccins des pays développés et des pays en développement et la Banque mondiale. C’est la seule initiative mondiale à travailler avec les gouvernements et les fabricants pour assurer la disponibilité des vaccins contre la COVID-19 dans le monde entier, tant pour les pays à revenu élevé que pour les pays à faible revenu.

Rôle de la CEPI dans COVAX

La CEPI est à la tête du portefeuille de recherche et développement de COVAX.Elle est chargée d’investir dans la R&D de divers candidats vaccins prometteurs, avec l’objectif de soutenir le développement de trois vaccins qui se seront avérés sûrs et efficaces et qui pourront être mis à la disposition des pays participant à la Facilité COVAX. Dans ce cadre, la CEPI a obtenu pour la Facilité COVAX le droit de premier refus pour plus d’un milliard de doses d’un certain nombre de vaccins candidats, et réalisé des investissements stratégiques dans la production de vaccins, notamment en réservant des capacités de fabrication de vaccins pour COVAX dans un réseau de sites de production et en assurant la disponibilité de suffisamment de flacons pour le conditionnement de 2 milliards de doses de vaccin. La CEPI investit également dans les candidats vaccins de "nouvelle génération", offrant ainsi à l’avenir de nouvelles options de lutte contre la COVID-19.

Rôle de Gavi dans COVAX

À la tête de tout ce qui concerne l’approvisionnement et la distribution des vaccins pour COVAX, Gavi a conçu et gère la Facilité COVAX et l'AMC COVAX, et travaille avec les partenaires de l'Alliance, UNICEF et OMS, et avec les gouvernements, pour aider les pays à se préparer à recevoir et à distribuer les vaccins contre la COVID-19. C’est Gavi qui héberge le Bureau de la Facilité COVAX, coordonne le fonctionnement et la gestion de l’ensemble du mécanisme, s’occupe des relations juridiques et financières avec les 193 participants de la Facilité et gère les contrats de la Facilité COVAX : il s’agit notamment de négocier avec les fabricants des accords d'achat anticipé pour les vaccins candidats prometteurs, de façon à sécuriser un certain nombre de doses au nom de tous les participants de la Facilité COVAX. Gavi coordonne également la conception et le fonctionnement de l'AMC COVAX et collecte des fonds pour ce mécanisme qui permet à 92 économies à faible revenu d’avoir accès à des doses de vaccin financées par des donateurs. Dans ce cadre, Gavi assure le financement des vaccins et supervise leur achat par l’UNICEF et leur livraison à tous les participants de l'AMC. Ainsi, elle active les accords d'achat anticipé qu’elle a passés avec les fabricants et finance le travail des partenaires et des gouvernements pour la préparation des pays et la distribution des vaccins. Elle apporte aux gouvernements, à l'UNICEF, à l'OMS et aux autres partenaires un soutien personnalisé pour les équipements de la chaîne du froid, l'assistance technique, la fourniture de seringues, de véhicules et différents autres aspects de la logistique extrêmement complexe nécessaire pour la distribution des vaccins. Gavi a également participé à la conception du mécanisme de compensation en l’absence de faute de l'AMC et du stock tampon de vaccins à usage humanitaire de COVAX dont elle gère le fonctionnement et pour lesquels elle collecte des financements.

Rôle de l’OMS dans COVAX

L'OMS assume plusieurs rôles au sein de COVAX. Elle fournit des directives et des normes en matière de politiques vaccinales, de réglementation, de sécurité, de R&D, d’attribution des vaccins, et en ce qui concerne la préparation des pays à recevoir et distribuer les vaccins. Son Groupe stratégique consultatif d'experts (SAGE) sur la vaccination, élabore des recommandations sur les politiques de vaccination, en s’appuyant sur l’analyse des données scientifiques disponibles. Ses programmes de préqualification et d’inscription sur la liste des utilisations d'urgence (EUL) permettent d’harmoniser l’étude des dossiers et l’octroi des autorisations entre les États membres. L’OMS aide les États membres en matière de surveillance de la sécurité des vaccins et en assure la coordination au niveau mondial. Elle a défini le profil de produit cible applicable aux vaccins contre la COVID-19 et assure la coordination technique de la R&D. L'OMS dirige conjointement avec l'UNICEF l’axe de travail relatif à la Préparation des pays à la vaccination contre la COVID-19, qui aide les pays à se préparer à recevoir et à administrer les vaccins. Dans le cadre de cet axe de travail, Gavi et de nombreux autres partenaires collaborent aux niveaux mondial, régional et national pour fournir des outils, des conseils, un suivi et une assistance technique sur le terrain pour la planification et le déploiement des vaccins.  Avec ses partenaires de COVAX, l'OMS a élaboré un système d'indemnisation en l’absence de faute dans le cadre des engagements d'indemnisation et de responsabilité limités dans le temps.

Rôle de l’UNICEF dans COVAX

L'UNICEF tire parti de son expérience en tant que principal acheteur de vaccins au monde et travaille avec ses partenaires et les fabricants pour l'achat de doses de vaccin contre la COVID-19. Il s’occupe également du transport, de la logistique et du stockage des vaccins. L'UNICEF achète déjà plus de 2 milliards de doses de vaccins par an pour la vaccination systématique et la riposte aux épidémies pour le compte de près d’une centaine de pays. En collaboration avec le Fonds renouvelable de l'Organisation panaméricaine de la Santé (OPS), l'UNICEF dirige les efforts visant à acheter et à fournir des doses de vaccins contre la COVID-19 pour COVAX. En outre, l'UNICEF, Gavi et l'OMS travaillent 24 heures sur 24 avec les gouvernements pour s'assurer que les pays sont prêts à recevoir les vaccins, qu’ils disposent d’un équipement de chaîne du froid approprié et d’agents de santé qualifiés pour les administrer. L'UNICEF joue également un rôle de premier plan dans les efforts visant à renforcer la confiance dans les vaccins, en communiquant sur la fiabilité des vaccins et en luttant contre la désinformation dans le monde entier.

À propos de l’Accélérateur ACT

L’accélérateur d’accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT) est une nouvelle collaboration mondiale novatrice visant à accélérer la mise au point et la production de diagnostics, de traitements et de vaccins contre la COVID-19 et à en assurer un accès juste et équitable. Il a été initié en avril 2020 par l'OMS, la Commission européenne, la France et la Fondation Bill & Melinda Gates en réponse à l’appel lancé en mars 2020 par les dirigeants du G20.

L'Accélérateur ACT n'est ni une instance décisionnaire ni une nouvelle organisation. Il a pour but de renforcer la collaboration entre les organisations existantes pour mettre fin à la pandémie. C’est un cadre de collaboration qui a été conçu pour réunir les principaux acteurs autour d’une même table, dans le but de mettre fin à la pandémie le plus rapidement possible en accélérant la mise au point, la distribution à grande échelle, juste et équitable de tests, de traitements et de vaccins, ce qui permettra à court terme de protéger les systèmes de santé, redresser les sociétés et relancer l’économie. L’Accélérateur ACT s'appuie sur l'expérience des grandes organisations mondiales de santé qui s'attaquent aux problèmes sanitaires les plus graves et qui, en collaborant, sont à même de produire de nouveaux résultats encore plus ambitieux contre la COVID-19. Ses membres se sont engagés à veiller à ce que tout le monde ait accès à tous les outils nécessaires pour vaincre la COVID-19 et à faire preuve d’un niveau de collaboration sans précédent pour y parvenir.

L’Accélérateur ACT est organisé en quatre axes de travail : diagnostic, traitements, vaccins et renforcement des systèmes de santé, plus un axe de travail transversal, Accès et Allocation.