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Mali : Évaluation multisectorielle des besoins (MSNA) / Évaluation conjointe des besoins en eau, assainissement, et hygiène (EHA) - Revue des données secondaires sur le secteur EHA au Mali, juillet 2021

Países
Malí
Fuentes
UNICEF
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Fecha de publicación
Origen
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RÉSUMÉ

Depuis 2012, la crise humanitaire fomentée par l’instabilité politique et les conflits armés internes ont engendré de fortes pressions sur les infrastructures eau hygiène et assainissement (EHA), déjà précaires avant la crise. Par conséquence, parmi les 4,9 millions personnes dans le besoin aigu d’aide humanitaire, 2,2 millions sont ciblés par le plan de réponse humanitaire (HRP) 2020 du Cluster EHA. Le Cluster EHA est l’organe principal qui comprend multiples organisations non-gouvernementaux (ONG) intervenant dans ce domaine. L’objectif du cluster EHA est de faciliter la mise en œuvre d’interventions EHA en collaboration avec les ministères maliens.

Pour combler ces lacunes d’information dans ce domaine, REACH en partenariat avec le Cluster EHA a réalisé une revue des données secondaires. L’objectif de cet exercice est de compiler et d’analyser les données actuellement disponibles à partir de plusieurs sources, ainsi que d’identifier les lacunes d’informations prioritaires. L’analyse se focalise surtout sur les questions encadrées par la classification de la sévérité WASH (WSC)- un ensemble d'outils et de protocoles qui permettent d'identifier les moteurs des besoins et des vulnérabilités en matière d’EHA sur la base de normes établies.

Les informations disponibles et les principales informations prioritaires manquantes

Parmi les trois secteurs, les lacunes d’informations sont plus précisées pour le secteur de l’eau. En revanche, les lacunes en informations sur les secteurs de l’hygiène et de l’assainissement sont plus difficiles à cerner.

Eau

Concernant l’accès à l’eau, la disponibilité des informations mises à jour et désagrégés par région sur les types de sources d’eau au Mali, la fonctionnalité des sources d’eau et le temps d’approvisionnement d’eau permettent de calculer le taux d’accès à l’eau et le taux de services d’eau élémentaire. Les régions du nord telles que Tombouctou, Gao et Taoudenit ont les taux les plus faibles, mais il existe des disparités parmi les cercles dans certaines régions aussi. Bien que les évaluations rapides multisectorielles (ERM) démontrent qu’il y a globalement une quantité insuffisante d’eau dans les ménage touchées par la crise, il y a un manque d’information sur les quantités d’eau utilisées par ménage pour des activités différentes au niveau national. En tant que comportements et pratiques de l’eau, il y a quelques informations sur le stockage d’eau, mais ces données ne sont pas complètes au niveau national. La lacune principale cependant est le manque d’information sur la qualité de l’eau, y compris la contamination et le traitement de l’eau. Cet indicateur est important puisque des ménages indiquent souvent dans les ERM que même l’eau des sources améliorées est contaminée.

Hygiène

La proportion de la population qui a accès aux installations pour le lavage des mains qui dispose à la fois de l’eau et du savon est inférieure à 16%. Cet accès est plus faible parmi les ménages ruraux et plus élevés parmi les ménages dans les sites des déplacés. Néanmoins, des populations récemment touchées par l’insécurité n’ont presque aucun accès au savon. En outre, il y a un manque d’informations sur le niveau de connaissance et la sensibilisation aux pratiques d’hygiène et à la gestion de l’hygiène menstruelle (GHM).

Assainissement

En ce qui concerne l’accès à l’assainissement, les données sur les différents types d’installations améliorées et l’accès aux services élémentaires sont renseignées et désagrégées par région, mais il y a des variations importantes entres les sources, surtout concernant les taux d’accès des différentes régions. Néanmoins, moins de 40% de la population dispose d’une installation améliorée qui n’est pas partagée avec d’autres ménages. Il y a un manque d’information sur les distances aux latrines et les barrières à l’utilisation des latrines, surtout dans les zones touchées par la crise. Bien qu’il ait des informations sur l’accès à l’assainissement, la connaissance et la sensibilisation sur les bonnes pratiques d’assainissement et la qualité des installations sanitaires en termes de conditions, de fonctionnalité, et de maintenance des latrines sont des domaines où l’information est lacunaire.

Les lacunes intersectorielles

Globalement, il n’existe pas de données sur les facteurs sociaux qui influencent l’accès aux services d’EHA pour les populations vulnérables telles que les femmes, les personnes en situation de handicap et les personnes âgées. Pour les femmes et les filles, il y a des lacunes d’informations concernant les barrières sécuritaires qui les empêchent d’approvisionner leurs ménages en eau et d’accéder aux installations sanitaires. Par rapport aux risques de violences basées sur le genre (VBG) aux installations sanitaires, il y a peu de données sur le pourcentage d’établissements sanitaires disposant d’installations avec un verrou, adéquatement éclairées, et séparées par sexe.

Il y a également un manque d’informations sur les facteurs financiers tels que le pourcentage du revenu consacré au niveau des ménages sur les services d’EHA, les prix pour l’accès aux fontaines ou pour les produits d’hygiènes. De plus, il n’existe pas suffisamment d’informations sur les fournitures et les marchés de services d’EHA.

Seulement le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et le Programme commun de suivi (JMP) fournissent quelques données sur les services d’EHA dans les écoles et les services de santé mais elles ne sont pas mises à jour. Il n’existe pas d’informations sur les écoles pré primaires, les écoles secondaires, les hôpitaux, les services de santés urbains et les services de santé gouvernementaux.