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Avec plus de 13.000 attaques contre des écoles enregistrées en 5 ans, l’ONU appelle à protéger l'éducation

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Les attaques contre les écoles doivent cesser et ces dernières doivent être des lieux d'apprentissage, de sécurité et de paix, a déclaré jeudi le Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques.

« Entre 2015 et 2020, la Coalition mondiale pour protéger l'éducation des attaques a recueilli plus de 13.000 rapports de frappes sur l'éducation ou d'utilisation militaire d'installations éducatives dans le monde entier », a signalé António Guterres lors d’un événement virtuel de haut niveau organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et le Qatar pour marquer la Journée.

De plus, cette menace ne s'atténue pas, comme les événements horribles en Afghanistan nous le montrent de façon si frappante, a souligné M. Guterres, ajoutant qu'« année après année, ce droit fondamental est attaqué ».

Des pertes incalculables

Selon le Secrétaire général, il ne s'agit pas de « chiffres sur une page » mais de « milliers de vies individuelles et d'avenirs individuels » et les pertes sont « incalculables ».

« L'éducation apporte des connaissances et des compétences, mais elle transforme aussi les vies et favorise le développement pour les personnes, les communautés et les sociétés », a-t-il soutenu.

Le chef de l’ONU a invité les participants de l’événement de haut niveau à imaginer « être un enfant, assis dans une salle de classe, avide d'apprendre », ou un enseignant « qui se consacre à former l'esprit de la prochaine génération ».

« Imaginez maintenant les horreurs que les conflits infligent à l'apprentissage. Des écoles prises pour cible, détruites ou utilisées à des fins militaires. Des enfants confrontés à la violence, à l'exploitation, voire au recrutement dans les combats, simplement parce qu'ils vont à l'école. Des jeunes femmes et des filles complètement privées du droit à l'éducation. Des élèves et des enseignants qui se demandent si leur lieu d'apprentissage sera le prochain », a fait valoir M. Guterres.

Tenir les auteurs des attaques responsables

Le chef de l’ONU a appelé tous les pays qui ne l'ont pas encore fait à souscrire à la Déclaration sur la sécurité dans les écoles. Cette Déclaration, approuvée par 111 États à ce jour, décrit les mesures concrètes que les gouvernements peuvent prendre pour protéger les écoles et l'apprentissage.

« Dans chaque pays et juridiction, nous devons faire en sorte que les attaques contre les écoles soient inacceptables et punies », a dit M. Guterres, exhortant les pays membres « à aller au-delà de leurs engagements en vertu du droit international et à mettre en place des politiques et des lois nationales qui protègent les écoles et les apprenants et qui obligent les auteurs de ces actes à rendre des comptes ».

Il a demandé un soutien mondial accru au travail de l'UNESCO et du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) « qui travaillent 24 heures sur 24 pour protéger l'éducation, les étudiants, les enseignants et les écoles dans certains des endroits les plus dangereux du monde ».

M. Guterres a appelé à « faire davantage pour protéger le droit à l'éducation pour tous, car lorsque nous protégeons l'éducation, nous protégeons l'avenir ».

La Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques a pour but de souligner la situation critique de plus de 75 millions d’enfants et de jeunes de 3 à 18 ans vivant dans 35 pays touchés par la crise et leur besoin urgent d’un soutien éducatif.

Elle exprime aussi des préoccupations quant aux effets de la violence permanente sur ces enfants et sur leur capacité à accéder à l'éducation. Les conséquences d’une telle situation nécessitent une attention particulière au-delà des besoins des apprenants, dont les établissements ont par ailleurs été temporairement fermés en raison de la pandémie de Covid-19.