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Séisme en Haïti - Fiche d’information n° 6, Année fiscale 2021

Pays
Haïti
+ 7
Sources
USAID
Date de publication

COUP D’ŒIL SUR LA SITUATION

2 207 décès liés au séisme signalés en Haïti
Gouvernement haïtien (GoH), août 2021

12 268 : estimation du nombre de blessés liés au séisme en Haïti
Gouvernement haïtien (GoH), août 2021

344 : nombre de personnes disparues à la suite du séisme
Gouvernement haïtien (GoH), août 2021

129 929 : nombre estimé de logements endommagés ou détruits
Gouvernement haïtien (GoH), août 2021

2,2 MILLIONS : personnes exposées à des secousses fortes (MMI de niveau VI ou supérieur)
USGS, août 2021

  • Le chef de l’EICC, Tim Callaghan, le commandant de la FOI-Haïti, le contre-amiral Keith Davids, et le directeur de la DGPC du gouvernement haïtien, Jerry Chandler, visitent les zones touchées dans la Grand’Anse et le Sud.

  • Les membres de l’EICC et RSMU de l’USAID poursuivent leurs activités d’évaluation et d’intervention dans la commune de Dame Marie de la Grand’Anse.

  • La FOI-Haïti, y compris l’USCG, effectue 170 missions, réalisant près de 320 évacuations médicales et transportant près de 36 287 kg de produits de secours vers les zones touchées.

  • Le PAM livre 100 tonnes d’aide alimentaire financée par l’USAID/BHA, ce qui suffit pour répondre aux besoins alimentaires mensuels d’environ 7 550 personnes, de Port-au-Prince aux Cayes.

PRINCIPAUX DÉVELOPPEMENTS

Les membres de l’EICC poursuivent leurs évaluations et leurs efforts d’intervention alors que le nombre de décès dus au séisme s’élève à plus de 2 200

Le séisme du 14 août en Haïti a fait au moins 2 207 morts, plus de 12 260 blessés et a endommagé ou détruit près de 130 000 foyers, tandis qu’au moins 344 personnes étaient portées disparues en date du 22 août, selon le gouvernement d’Haïti (GoH). En réponse, les acteurs de l’aide humanitaire, notamment les membres de l’équipe d’intervention en cas de catastrophe (EICC), continuent de mener des activités d’évaluation et d’intervention à travers le sud-ouest d’Haïti afin de déterminer les besoins prioritaires en coordination avec la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) du gouvernement haïtien.

Le 21 août, le chef de l’EICC de l’USAID, Tim Callaghan, le commandant de la Force opérationnelle interarmées (FOI)-Haïti, le contre-amiral Keith Davids, et le directeur de la DGPC du gouvernement haïtien, Jerry Chandler, se sont rendus en hélicoptère du ministère de la Défense des États-Unis (DoD) pour visiter la commune de Pestel dans le département de la Grand’Anse et les communes des Anglais et de Maniche dans le département du Sud. Au cours de la visite, le chef de l’EICC, M. Callaghan, a identifié la nourriture, les matériaux d’abri et l’eau potable comme des besoins prioritaires pour les ménages touchés par le séisme dans les trois communes, ainsi que les services de soins de santé et les produits médicaux dans la commune des Anglais. En outre, les responsables ont noté que les difficultés d’accès humanitaire aux zones touchées persistaient en raison de l’endommagement des infrastructures et de l’insécurité le long de certaines routes terrestres, comme en témoigne le blocage persistant du pont principal menant à la ville de Jérémie, dans la Grand’Anse, en raison des dommages subis.

Le personnel de l’EICC et RSMU évalue les structures et les besoins humanitaires à Dame Marie

Les membres de l’EICC, y compris le personnel de recherche et de sauvetage urbain (RSMU) du service d’incendie et de sauvetage du comté de Fairfax, poursuivent leurs évaluations des besoins humanitaires et des structures dans les communautés touchées par le séisme. Le 21 août, une équipe d’évaluation de l’EICC, composée d’experts en catastrophes du Bureau d’aide humanitaire de l’USAID (USAID/BHA) et de personnel RSMU, s’est rendue dans la commune de Dame Marie de la Grand’Anse et a procédé aux évaluations structurelles d’une église et d’un hôpital, déterminant que le personnel de santé pouvait reprendre ses activités dans l’hôpital en toute sécurité et qu’il était dangereux de pénétrer dans une partie de l’église. Avant les évaluations, le personnel médical traitait les patients à l’extérieur de l’hôpital en raison des craintes d’effondrement de la structure. En outre, à la suite de consultations avec des membres de la communauté et des organisations, les membres de l’EICC ont déterminé que les habitants de la ville avaient besoin d’une protection humanitaire et de services de soutien psychosocial, y compris des services spécialisés pour prévenir et répondre aux incidents de violence sexiste. Les organisations communautaires ont également signalé que de nombreux résidents s’abritent à l’extérieur à la suite du séisme par crainte de l’effondrement des structures résultant des répliques, ce qui exacerbe les risques en matière de protection et les autres besoins humanitaires.

La FOI-Haïti poursuit son soutien aux opérations de secours dirigées par l’EICC

En coordination avec l’EICC, la FOI-Haïti continue de soutenir les efforts de secours en réponse au séisme, notamment en transportant l’EICC et d’autres membres du personnel humanitaire ainsi que des produits de secours d’urgence de la capitale d’Haïti, Port-au-Prince, vers les zones touchées. Au matin du 21 août, la FOI-Haïti, notamment les garde-côtes américains (USCG), avait mené 170 missions, effectuant 319 évacuations médicales et livrant près de 36 287 kg de fournitures humanitaires aux zones touchées. Par la suite, le 21 août, la FOI-Haïti a facilité l’évaluation de Dame Marie par l’EICC ; elle a aidé une organisation non gouvernementale (ONG) à transférer des produits médicaux, de l’équipement de protection individuelle et des générateurs à la commune des Cayes dans le Sud ; et elle a aidé deux ONG à transporter des systèmes de purification de l’eau et des conteneurs de stockage de l’eau aux Cayes et à l’île Gonave du département de l’Ouest, respectivement. En outre, l’USS Arlington est arrivé au large des côtes d’Haïti le 21 août pour commencer à soutenir les opérations en cours de l’EICC et de la FOI-Haïti. Le navire compte environ 600 membres de l’U.S. Navy et de l’U.S. Marine Corps à son bord, ainsi que deux hélicoptères MH-60 Seahawk, une péniche de débarquement et une équipe chirurgicale de la flotte pour soutenir les efforts d’intervention. De plus, la Garde nationale de l’armée de Porto Rico a également déployé deux hélicoptères en Haïti, ce qui porte à 12 le nombre total d’hélicoptères du DoD dans le pays qui participent aux efforts de réponse de l’EICC.

Le PAM, partenaire de l’USAID/BHA, livre 100 tonnes d’aide alimentaire aux Cayes

Le Programme alimentaire mondial (PAM), partenaire de l’USAID/BHA, continue à fournir une aide alimentaire d’urgence aux communautés touchées par le séisme, malgré les défis posés par les dommages aux infrastructures et l’insécurité persistante. Les 20 et 21 août, le PAM a livré 100 tonnes supplémentaires de produits alimentaires d’urgence financés par l’USAID/BHA, ce qui suffit pour répondre aux besoins alimentaires mensuels d’environ 7 550 personnes, de Port-au-Prince aux Cayes pour une distribution ultérieure dans les jours à venir. L’EICC continue de coordonner avec le PAM l’évaluation des besoins alimentaires d’urgence et de faciliter la livraison de l’aide alimentaire aux populations dans le besoin. Pendant ce temps, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a importé 9,7 millions de tonnes de produits de santé, de nutrition et d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH), ce qui permet de répondre aux besoins de plus de 23 300 ménages pendant trois mois, à Port-au-Prince pour une distribution ultérieure le 20 août, avec le soutien d’autres donateurs.

Le FNUAP constate une augmentation des risques en matière de protection suite au séisme

Les populations du sud-ouest d’Haïti sont confrontées à des risques en matière de protection élevés à la suite du séisme du 14 août, qui a exacerbé les vulnérabilités à l’exploitation et aux abus sexuels tout en perturbant les systèmes d’orientation et les services de protection locaux, selon le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP). Avant le séisme, l’UNFPA rapporte que les incidents de violence sexiste étaient en augmentation dans tout le pays, et l’agence des Nations Unies travaillait en étroite collaboration avec le gouvernement haïtien pour fournir des services de soutien aux adolescents ayant fait l’objet de violence sexiste. Par la suite, les risques en matière de protection auxquels sont confrontés les individus vulnérables ont encore augmenté, en particulier pour les femmes, les filles et les enfants qui ont été séparés de leurs tuteurs avant ou après le séisme. En outre, de nombreuses personnes continuent de s’abriter à l’extérieur par crainte d’un effondrement de la structure, effectuant souvent des activités d’hygiène et autres sans intimité ni sécurité, augmentant ainsi leur exposition aux risques de protection. En réponse, l’USAID/BHA et l’UNFPA ont exhorté les acteurs de l’aide humanitaire à mettre en œuvre des inventions en matière de protection essentielles dans l’ensemble des zones touchées, ainsi qu’à intégrer les principes de protection pour promouvoir un accès significatif, la dignité et la sécurité des bénéficiaires dans les autres activités d’intervention. L’UNFPA travaille également avec le gouvernement haïtien pour activer et intensifier les activités des systèmes départementaux de coordination de la violence sexiste, ainsi que les services existants de gestion des cas et de soutien psychosocial dans le sud-ouest d’Haïti.