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Mlle Ange, une des bénéficiaires du site d’approvisionnement Don Bosco-Ngangi à Goma: « avant la Caritas, nous passions parfois des journées sans avoir de l’eau »

Países
RD del Congo
Fuentes
Caritas
Fecha de publicación
Origen
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Goma, le 26 juillet 2021 (caritasdev.cd): Plusieurs conduites d’eau de la ville de Goma ont été endommagées par l’éruption volcanique de Nyiragongo du samedi 22 mai 2021. Après avoir fui leurs quartiers touchés par les laves, certains habitants ont été confrontés à un difficile accès à l’eau potable. C’est le cas du quartier Ngangi où il arrivait parfois de passer toute une journée aux points d’eau sans avoir un bidon d’eau de 25 litres, vendu du reste entre 200 et 500 Francs Congolais. Répondant aux orientations de Mgr Willy Ngumbi, Evêque de Goma, l’intervention de la Caritas de ce diocèse a permis de soulager la souffrance de cette population rendue plus vulnérable par cette catastrophe naturelle. Caritas Goma a ainsi installé près d’une dizaine de sites d’approvisionnement d’eau dans la ville dans le chef-lieu du Nord-Kivu, avec l’appui de certains de ses Partenaires. Le site Don Bosco-Ngangi en est un. C’est là que caritasdev.cd a trouvé Mlle Ange, puisant joyeusement de l’eau pour sa famille.

« Je suis venue puiser de l’eau à ce site d’approvisionnement Don Bosco, installé par la Caritas Goma ici au quartier Ngangi. La situation d’accès à l’eau potable a été très difficile après l’éruption volcanique ; car, avoir de l’eau était très compliqué.

Nous allions chercher de l’eau des heures durant pour parfois rentrer à la maison sans rien, tellement il y avait beaucoup de gens et peu de bornes fontaines. Le système de tanks mis en place nous vendait aussi de l’eau très cher. Le bidon de 25 litres d’eau nous était vendu à 200 Francs Congolais (environ 10 Cents/0,10 dollars US), 300 voire 500 FC.

Nous faisions parfois même 5 heures sans attraper de l’eau. Et pour des enfants, il arrivait qu’ils rentrent bredouilles après avoir passé toute la journée à ces tanks-là ».

Voilà pourquoi Mlle Ange est très satisfaite de l’installation par Caritas Goma de son point d’approvisionnement d’eau dans son quartier.

« D’abord, depuis l’installation de ce point d’approvisionnement de la Caritas, nous puisons gratuitement de l’eau. Ensuite, nous nous approvisionnons rapidement, sans nous bousculer comme avant. Enfin, nous ne manquons plus d’eau. Chaque fois que nous voudrions avoir de l’eau pour nos familles, nous l’avons », raconte joyeusement Ange, le regard tourné vers la rampe de robinets où près d’une dizaine d’enfants remplissaient leurs bidons d’eau.

« L’eau étant la vie, dit-on avec raison, nous remercions Caritas pour son action. Qu’ils continuent à nous approvisionner en cette denrée très importante ».

A une cinquantaine de mètres d’Ange, Moïse contrôlait tous les mouvements de son point de surveillance, sous un petit hangar. Il confirme l’impact de l’intervention de la Caritas. Mais, il passe un message de plaidoyer :

« Moi, je suis parmi les jeunes de la rue que Don Bosco encadre. J’ai suivi une formation professionnelle qui me permet d’être utile pour la société. Aujourd’hui, j’ai été recruté par Caritas pour assurer la sécurité sur ce site d’approvisionnement d’eau ».

Moïse plaide pour les autres jeunes désœuvrés : « que l’on aide d’autres jeunes à apprendre des métiers comme la maçonnerie, la menuiserie, la mécanique, l’électricité, ajustage/soudure ».

Il confirme les propos d’Ange : « Je suis content de voir nos enfants puiser gratuitement cette eau ici au site Don Bosco-Ngangi. C’est Caritas et l’Unicef qui nous l’apportent. Nous en sommes reconnaissants. Mais, le message des mamans est le suivant : nous disons merci pour l’eau. Mais, il reste à manger. Voilà pourquoi nous demandons qu’il y ait également des vivres pour les populations déplacées du quartier, de l’avenue Kinogo et du Centre des jeunes Don Bosco qui ont été beaucoup affectés par l’éruption volcanique les ayant obligés à se déplacer ».

Guy-Marin Kamandji