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La MINUSCA se félicite de la mise en place d’une commission d’enquête sur les incidents de Bossangoa et se dit disposée à aider

Pays
République centrafricaine
Sources
MINUSCA
Date de publication
Origine
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La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) se félicite de la mise en place par le gouvernement d’une commission d’enquête sur les incidents du 21 juillet 2021 ayant occasionné la mort violente de plusieurs personnes dans la sous-préfecture de Bossangoa. « C’est une bonne chose que le gouvernement ait annoncé la mise en place d’une commission d’enquête. Tout concourt à faire la lumière sur ce drame, on ne peut que se féliciter de la mise en place de comité d’enquête qui va dans le droit but de trouver des réponses à ce drame », a déclaré mercredi à Bangui, le Coordonnateur de la Division de communication stratégique et de l’information publique de la Mission, Théophane Kinda, ajoutant que la MINUSCA est disposée aider les autorités dans ces enquêtes.

Au cours d’un point de presse, le Coordonnateur de la Division de communication stratégique et de l’information publique a appelé à la patience, quant à la lenteur prise dans avant la publication des premiers éléments d’enquête. « C’est une situation d’enquête, il faut recueillir toutes les informations relatives à ce drame, de façon à pouvoir faire une analyse et aboutir à des conclusions probantes. Il faut de la patience pour que ces enquêtes puissent se terminer avant qu’on puisse parler de résultat », a-t-il indiqué. De son côté, la porte-parole de la Police, le Capitaine Mazalo Agba, a ajouté que, « une équipe constituée des officiers de la police technique et scientifique et des Droits de l’Homme ont été envoyé sur le terrain depuis le 22 juillet. Des témoins et des familles des victimes ont été auditionnés, des constatations sur le lieu du crime ont été menées et les autres opérations sont en cours. Le rapport final de cette enquête sera transmis au leadership de la Mission pour toute fin utile ».

Théophane Kinda est également revenu sur l’attaque à Obo contre les positions de l’armée centrafricaine et des Casques bleus, par les éléments présumés de la rébellion de l’UPC, ayant occasionné des victimes dont un casque bleu blessé. « La Minusca prendra toutes les mesures, en liaison avec le gouvernement, pour que les responsables de ces crimes odieux soient identifiés, arrêtés et traduits devant la justice », a indiqué Théophane Kinda. Sur la situation des Droits de l’homme, il a souligné que du 20 au 26 juillet, la MINUSCA 11 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, ayant affecté au moins 34 victimes. « Plusieurs allégations sont en cours d’investigation », a-t-il indiqué, ajoutant que ces attaques ont été perpétrées par les groupes armés et les agents de l’Etat, mais certaines « ont été perpétrées à l’encontre de la MINUSCA par les Agents de l’Etat et comprennent une tentative d’accès au camp de la MINUSCA à Paoua commise par les autres personnels de sécurité ».

De son côté, le Porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Lieutenant-Colonel Abdoul Aziz Fall, a fait état d’une situation sécuritaire globale volatile cette semaine dans le pays, marquée par une série d’incidents entre les groupes armés et les Forces de défense nationales. « Dans l’ouest du pays, il a été noté une recrudescence des activités hostiles des groupes armés comparativement aux semaines précédentes. Au centre, la situation sécuritaire reste précaire bien qu’il n’y ait pas eu d’affrontements armés, À l’est la situation a connu une relative accalmie cette semaine jusqu’au 26 soir où des éléments de l’UPC ont lancé une série d’attaques coordonnées contre la ville de Obo », a-t- détaillé.

D’après le porte-parole militaire de la MINUSCA, cette situation d’insécurité a fait que les Casques bleus ont intensifié les patrouilles sur l’ensemble du territoire, en menant 2100 patrouilles de jour, comme de nuit cette semaine. Il a également souligné que la posture robuste des Casques a favorisé la bonne tenue des élections législatives résiduelles, dans les 7 circonscriptions électorales restantes, sans incidents. « En sus des opérations classiques de sécurisation des matériels et des votes, les casques bleus tanzaniens ont été héliportés dans la circonscription de Gazi 2, à Gondikiri, pour y assurer la sécurisation du vote en liaison avec les autres parties prenantes », a-t-il dit, ajoutant que les matériels électoraux sont en phase finale d’acheminement vers le centre de traitement de données de l’ANE à Bangui.

Sur ces élections, la porte-parole de la Police, le Capitaine Mazalo Agba a ajouté que UNPOL a assuré conjointement avec la Force de la MINUSCA et les Forces de sécurité intérieure, la couverture sécuritaire sur l’ensemble des circonscriptions. « Ils ont veillé à la liberté de circulation et d’accès des populations aux 252 bureaux répartis sur 180 centres de vote, appuyer les Forces de sécurité intérieure dans le transport ou l’escorte du matériel électoral et les ont assisté dans la sécurisation du processus », a-t-elle indiqué. Satisfait du déroulement des élections législatives résiduelles, le Coordonnateur de la Division de communication stratégique et de l’information publique de la Mission, Théophane Kinda a ajouté que « pour ces élections résiduelles, la MINUSCA a transporté 2107 kilos de matériel électoral sensible et non sensible et nous avons accompagné le déploiement de ce matériel jusqu’au niveau des bureaux de vote ».