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Journée mondiale contre le travail des enfants : Louange (14 ans) et Arsène (16 ans) se sont libérés des pires formes de travail des enfants grâce à Caritas et OD (Operasjon Dagsverk)

Países
RD del Congo
Fuentes
Caritas
Fecha de publicación
Origen
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« J’ai été exploité comme une esclave et je n’ai même pas été payée », raconte Louange (14 ans) de la RD Congo, qui n’a eu que trois ans de scolarité. Le 12 juin marque la Journée mondiale contre le travail des enfants. Des millions d’enfants et de jeunes sont victimes du travail des enfants dans le monde. Et la pandémie de coronavirus a augmenté le risque de toucher encore plus d’enfants.
Par Heidi Solheim Nordbeck

Malgré l’existence des conventions internationales et des lois nationales qui interdisent le travail des enfants, quelque 152 000 enfants et jeunes ont été touchés par le travail des enfants dans le monde en 2017, selon Organisation internationale du travail des Nations Unies (OIT). Le travail des enfants est particulièrement répandu en Afrique.

" Mes parents n’avaient pas de moyens financiers pour me faire étudier. Je me suis limitée en 3ème année du Cycle Primaire", dit Louange. Elle a précédemment travaillé dans un restaurant, dans une zone minière de la région de Wamba; de la province de Haut-Uélé en RD Congo.

Selon l’UNICEF, environ 40.000 enfants et jeunes travaillent dans et autour des mines en République Démocratique du Congo – beaucoup dans les pires formes de travail des enfants. Et d’autres sont recrutés contre leur volonté dans les groupes armés. Là, des minéraux précieux tels que l’or et le coltan sont extraits et vendus à la production de voitures électriques, de téléphones portables, de petits appareils électroniques et de bijoux.

" Pour l’instant il y a un changement pour moi; car je commence à savoir coudre. J’apprécie grandement l’aide de la Caritas", déclare Louange.

Elle fait partie des 10.000 jeunes âgés de 12 à 19 ans qui sont aidés dans la période du 2020-2023 de sortir de l’esclavage moderne dans et autour des mines, ayant la possibilité de créer un avenir meilleur grâce à la scolarisation ou à la formation professionnelle. Ceci est sous les auspices d’un projet conjoint entre Caritas Norvège et Caritas Congo ASBL, financé par Operasjon Dagsverk (OD).

Veuillez cliquer sur le lien suivant pour regarder le film de Louange

Selon l’ONU, ceux qui sont exposés au travail des enfants manquent de scolarité, de santé et d’un avenir sûr. Malgré la richesse en minéraux de la RD Congo, la pauvreté est très répandue. Alors que 80 % des enfants commencent l’école primaire, seulement 43 % poursuivent leurs études secondaires. Et seulement la moitié des filles âgées de 15 à 24 ans savent lire et écrire. De nombreux filles et garçons doivent travailler dans des conditions de travail dangereuses avec de longues journées de travail, sont exploités et reçoivent peu ou pas de paiement pour ce qu’ils font.

Arsène (16 ans) fait partie des chanceux d’être autorisé à retourner à l’école et à échapper au travail acharné dans les mines autour de Wamba en RD Congo.

" On travaillait dur. On puisait de l’eau. On transportait du sable, des pierres. On commençait le travail de 06 heures à 18 heures. On mangeait seulement à 18 heures", explique Arsène, qui est encore marqué par les expériences des mines où le risque d’accidents était grand.

" Cinq de mes Collègues dans notre groupe étaient descendus sous la terre. Et ils étaient victimes de l’éboulement ; ils étaient tous morts", raconte Arsène.

Il est très heureux d’être de retour sur le banc de l’école et il a commencé à regarder vers l’avenir.

« Dans la vie, je veux devenir médecin », dit-il avec un doux sourire.

Veuillez cliquer ici pour voir cette vidéo d'Arsène

Faits sur le travail des enfants

  • La Journée mondiale contre le travail des enfants est célébrée le 12 juin de chaque année

  • L’OIT estime que 152 millions d’enfants dans le monde travaillaient en 2017, dont plus de la moitié travaillent toute la journée, et le travail est nocif.

  • Près de la moitié des enfants qui travaillent ont entre 5 et 11 ans.

  • Le travail des enfants est présent dans tous les secteurs, mais il est plus répandu dans l’agriculture.

  • Selon l’OIT, l’Afrique compte la plus grande proportion d’enfants qui travaillent (tous les 5iemes enfants).

  • En RD Congo, l’UNICEF estime qu’environ 40 000 enfants travaillent à l’extraction de minéraux dans les mines. La plupart travaillent sous la contrainte et reçoivent peu ou pas de paiement. Et une grande partie d’entre eux sont recrutés dans les forces armées. Des material précieux y sont extraits (or, coltan m.m.) et vendus sur le marché mondial pour la production d’articles électroniques tels que les téléphones portables et les bijoux.

Les objectifs de développement durable des Nations Unies sur le travail et l’éducation des enfants:

L’objectif de développement durable 8 sur le travail décent vise, entre autres, à prendre des mesures immédiates et efficaces pour abolir le travail forcé, mettre fin à l’esclavage moderne et à la traite des êtres humains et veiller à ce que les pires formes de travail des enfants soient interdites et abolies, y compris le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats, ainsi qu’à abolir toutes les formes de travail des enfants d’ici 2025. L’objectif de développement durable 4 stipule qu’une bonne éducation est la base de l’amélioration de la vie des gens, et stipule que toutes les filles et tous les garçons devraient avoir un accès égal à l’éducation, et qu’elle devrait être gratuite.

Contexte du projet :

Dans le cadre d’un projet conjoint entre Caritas Norvège et Caritas Congo ASBL, financé par l’Opération Dagsverk (OD), 10 000 jeunes âgés de 12 à 19 ans seront aidés à sortir de l’esclavage moderne dans et autour des mines dans deux provinces de la RD Congo entre2020 et 2023. Ils auront la possibilité de créer un avenir meilleur grâce à la scolarisation ou à la formation professionnelle. Malgré la ferrmeture de la société et des écoles pendant une grande partie de l’année, 1 200 jeunes filles et garçons ont été aidés à sortir du travail forcé dans et autour des mines de Mwenga (dans la province du Sud-Kivu) et de Wamba (dans la province du Haut-Uélé) pour aller à l’école et/ou à la formation professionnelle en 2020. En outre, les jeunes apprennent à connaître leurs droits. Les communautés, les parents et les propriétaires miniers témoignent également des droits de l’enfant. Et les parents sont mobilisés via des groupes d’épargne et de crédit pour financer la scolarisation et lutter contre le travail forcé dans les mines et les forces armées.

Ici vous pouvez regarder d'autres films du projet d'éducation en RD Congo:

Veuillez cliquer ici pour regarder le film de Justin, Justin (18 ans) travaillait du matin au soir dans une mine en RD Congo. Maintenant, il rêve de son propre atelier de menuiserie et il a appris à menuiser des meubles avec le soutien de Caritas Norvège et Caritas Congo financé par l'Operasjon Dagsverk.