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Forum mondial pour les réfugiés: Afrique de l’Ouest et du Centre point d'advancement sur les engagements, 14-15 décembre 2020

Countries
Benin
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UNHCR
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Les 14 et 15 décembre 2020, a la veille du premier anniversaire du Forum mondial sur les réfugiés (GRF), le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la Communauté économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC) ont coorganisé une réunion régionale en ligne pour faire le point sur les progrès réalisés et les actions nécessaires pour la mise en œuvre des engagements pris lors du GRF et du Segment de haut niveau sur l'apatridie.

La réunion a été l’occasion de faire le point sur les résultats observés et les défis rencontrés, ainsi que sur l’impact des engagements et initiatives en vue du prochain forum sur les réfugiés et à mi-parcours de la campagne mondiale pour mettre fin à l’apatridie d’ici 2024.

Le HCR, la CEDEAO et la CEMAC, ainsi que les représentants des États membres, des sociétés civiles, des ONG, des acteurs humanitaires ont renouvelé leurs engagements et leur volonté de les traduire en action concrètes de solidarité envers les réfugiés, les pays et les communautés qui les accueillent, et de mettre fin à l’apatridie d’ici 2024.
Un an après le Forum mondial, le contexte dans lequel ces engagements ont été pris a changé de manière radicale : le nombre des personnes déracinées, déjà record, a encore augmenté à travers le monde et dans la région, alors que la pandémie de Covid-19 a durement mis à l’épreuve les standards internationaux de protection des réfugiés.
Parmi les 1 400 engagements pris lors du Forum mondial, 55 engagements l’ont été par des États et des partenaires régionaux pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre. 34 d’entre eux sont en cours et 3 sont déjà accomplis. Sur les 360 engagement soumis lors du Sommet de haut niveau sur l'apatridie, 77 l’ont été pour la région.
Les participants à la réunion ont mis en avant l’impact négatif du COVID-19 sur la mise en œuvre des engagements : la pandémie a non seulement accentué les sujets déjà sensibles – accès à l’éducation ou aux moyens de subsistance ; objectifs de réinstallation ; vulnérabilité des personnes déracinées – mais aussi empêché la tenue d’activités prévues ou détourné des ressources financières allouées.

La tenue d’élections cette année dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre a également eu un impact, affectant les plans de mise en œuvre et en particulier les activités impliquant les autorités nationales de ces pays.

En dépit des défis relevés, les participants ont partage des exemples de réalisations notables. Concernant la lutte contre l’apatridie, la Côte d’Ivoire a été le premier pays d’Afrique à adopter une procédure de détermination du statut d’apatride, une aide pour les milliers de personnes dans le pays dépourvues de nationalité. Ont également été soulignés l’adoption par le Tchad d’une législation progressive sur l’Etat civil, la publication au Mali d’une étude sur l’apatridie ou encore l’adoption par le Cameroun et la République centrafricaine de plans d’action nationaux pour mettre fin à l’apatridie.

Les participants ont partagé les progrès réalisés en faveur de la protection de population déracinées, à l’image des efforts menés par la CEDEAO afin de promouvoir la domestication et la mise en œuvre de la Convention de l’Union Africaine relative aux personnes déplacées en Afrique (Convention de Kampala, adoptée en 2009). La