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Cameroon Key Message Update : L’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l'IPC) dans l’Extrême Nord malgré les nouvelles récoltes due à l’insécurité, novembre 2020

Countries
Cameroon
Sources
FEWS NET
Publication date
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Key Messages

  • Malgré l'amélioration de la disponibilité des stocks alimentaires pour les ménages de l'Extrême-Nord après deux mois de récoltes estimées moyennes, l'insécurité alimentaire aiguë Stress (Phase 2 de l'IPC) persiste dans le Logone et Chari, Mayo Sava et Mayo Tsanaga, où les attaques répétées de Boko Haram associées aux enlèvements et aux pillages continuent de provoquer de nouveaux déplacements de population et de perturber les activités de subsistance habituelles. Les attaques récentes entre le 30 octobre et le 2 novembre 2020 à Mora, dans le Mayo Sava, ont déplacé 959 personnes, selon l'OIM.

  • Cinq mois après le début des récoltes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les prix des denrées de base produites localement dans les zones rurales diminuent de façon atypique. Les ménages ruraux vendent leurs produits à des prix inférieurs à la moyenne en raison de l'intensification du conflit en septembre et octobre qui ont perturbé les flux commerciaux des bassins de production de la région, et de la hausse atypique de vente de stocks pour couvrir les dépenses liées à la rentrée scolaire. Par rapport à octobre 2020, les prix actuels du maïs sont inférieurs de 15 pour cent à Kumbo, de 13 pour cent à Fundong, de 9 pour cent à Nkambe et de 7 pour cent à Ndop. Toutefois, les prix restent nettement supérieurs à leur moyenne quinquennale. Les revenus inférieurs à la moyenne provenant de la vente des récoltes, associés à des prix qui restent supérieurs à leur moyenne sur cinq ans, continuent à entraîner une insécurité alimentaire aiguë de Crise (Phase 3 de l'IPC).

  • Les récoltes de contre-saison de haricots, de pommes de terre et de maïs frais qui commencent en novembre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest vont probablement améliorer la disponibilité alimentaire et les revenus des ménages pauvres, mais la production devrait être inférieure à la moyenne en raison du déplacement des populations et de l'accès réduit aux terres agricoles, comme la plupart des plaines irriguées exploitées pour la production de contre-saison restent inaccessibles. Les revenus issus de la vente de café et de cacao continuent d'améliorer le pouvoir d'achat des ménages pauvres, bien que les récoltes restent bien inférieures à la moyenne.