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Rapport mensuele de monitoring de protection, Région de Maradi - Octobre 2020

Countries
Niger
Sources
UNHCR
Publication date
Origin
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I. Évolution du contexte sécuritaire

La situation sécuritaire reste volatile dans la région de Maradi, même si l’on a noté une baisse des incursions des groupes armés non étatiques (GANE) au cours du mois d’octobre 2020, comparativement à celui de septembre. Au total, on dénombre sept (07) incursions des GANE alors que le mois de septembre en a connu 15 cas. En effet, la première moitié du mois d’octobre a été caractérisée par une récurrence des incursions des GANE, en particulier dans la commune de Gabi, avec à la clé des vols de bétail et autres violations du droit à l’intégrité physique et à la vie. La seconde moitié du mois a été marquée par une relative accalmie. D’une façon globale, il a été relevé une promptitude des forces de défense et de sécurité (FDS) qui se sont illustrées par une réactivité qui a permis de tenir en échec certaines incursions ou de retourner le bétail volé aux propriétaires, lorsque des poursuites sont engagées. Ce qui pourrait expliquer entre autres la tendance à la baisse des attaques des GANE.

Les activités socio-économiques des communautés restent au ralenti pendant que d’autres seraient totalement abandonnées avec l’insécurité et les menaces permanentes des GANE. Aucun lieu ou passage routier ne serait sûr pour les communautés : les villages d’accueils, les axes routiers ou les marchés hebdomadaires. L’agressivité constatée au travers des sévices corporels à des femmes qui se seraient déplacées dans leur village d’origine est également illustrative de cette situation.

Par ailleurs, l’impact des inondations continue de sévir dans les villages sous monitoring, en affectant les moyens d’existence (champs inondés, bétail décimé, etc.) des communautés ainsi que les infrastructures sociales de base (chambres, classes ou murs d’écoles effondrés, toits soulevés ou emportés, etc.). Les actions en cours, déployées par les différents acteurs vont assurément permettre de réduire la vulnérabilité des ménages affectés. À noter que les opérations de relocalisation des réfugiés relancées au courant du mois d’octobre participent également de cet effort de protection.
La rentrée scolaire 2020-2021 s’est effectuée à la mi-octobre 2020. Il a été noté des efforts de protection des nouveaux arrivés du Nigéria (76 Ménages de 355 Personnes) consentis par les acteurs étatiques et les partenaires humanitaires dans la perspective d’une inclusion des enfants réfugiés dans le système éducatif nigérien. Ces actions ont inclus la construction des classes et recrutement des enseignants en cours, la décision d’intégrer les enfants réfugiés dans les centres d’éducation alternatifs [CEA] et les centres communautaires d’éducation alternatifs des jeunes [CCEAJ], cours de mise à niveau aux enfants réfugiés, etc. Toutefois, à l’épreuve des faits, la plupart des enfants réfugiés n’ont pas encore repris les chemins de l’école. Cette situation illustre un besoin d’actions plus ardues afin que ces enfants ne ratent pas à nouveau leur scolarité