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2020 indice de la faim dans le monde : une décennie vers la faim zero relier la santé et les systemes alimentaires durables (synthèse)

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Bien que la faim dans le monde ait progressivement diminué depuis 2000, les progrès sont trop lents et la faim reste alarmante dans de nombreux endroits. De plus, ces derniers sont très vulnérables à une aggravation de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle causée par le chevauchement des crises sanitaires, économiques et environnementales de 2020.

La Faim Reste Élevée Dans Plus De 50 Pays

Des niveaux alarmants de faim ont été identifiés dans 3 pays - au Tchad, au Timor-Leste et à Madagascar - sur la base des scores du GHI. Sur la base d’autres données connues, des niveaux alarmants de faim ont également été provisoirement identifiés dans 8 autres pays - au Burundi, en République centrafricaine, aux Comores, en République démocratique du Congo, en Somalie, au Soudan du Sud, en Syrie et au Yémen. La faim est classée comme grave dans 31 pays, selon les scores du GHI, et provisoirement classée comme grave dans 9 pays.

Dans de nombreux pays, la situation s’améliore trop lentement, alors que dans d’autres, elle se détériore. Pour 46 pays dans les catégories modérée, grave ou alarmante, les scores GHI se sont améliorés depuis 2012, mais pour 14 pays dans ces catégories, les scores GHI montrent que la faim et la sous-alimentation ont empiré. Les dernières estimations montrent que 37 pays ne parviendront pas à atteindre un taux de faim même faible d’ici 2030. Dans certains pays sans crise au niveau national, les groupes marginalisés et certaines régions sont néanmoins confrontés à des niveaux tragiquement élevés de faim et de sous-alimentation.

Certaines classifications de faim sont provisoires car, pour un certain nombre de pays, les données nécessaires pour précisément calculer les résultats du GHI ne sont pas disponibles. Il est essentiel de renforcer la collecte de données pour obtenir une image plus claire de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans chaque pays, afin que les actions visant à éliminer la faim puissent être adaptées aux conditions sur le terrain.

La Faim Est Modérée à L’échelle Mondiale Mais Varie Largement

Selon Les Régions La faim dans le monde, représentée par un score GHI de 18,2, se situe à un niveau modéré, en baisse par rapport à un score GHI de 28,2 en 2000, classé comme grave. Dans le monde, beaucoup trop d’individus souffrent de la faim : près de 690 millions de personnes sont sous-alimentées ; 144 millions d’enfants souffrent d’un retard de croissance, signe de sous-alimentation chronique ; 47 millions d’enfants souffrent d’émaciation, signe de sous-alimentation aiguë ; et en 2018, 5,3 millions d’enfants sont morts avant leur cinquième anniversaire, dans de nombreux cas à cause de la sous-alimentation.

En Afrique au sud du Sahara et en Asie du Sud, la faim est considérée comme grave, en partie à cause de la proportion importante de personnes sous-alimentées et des taux élevés de retard de croissance chez les enfants. En outre, l’Afrique au sud du Sahara a le taux de mortalité infantile le plus élevé du monde, tandis que l’Asie du Sud a le taux d’émaciation infantile le plus élevé du monde.

En revanche, le niveau de la faim en Europe et en Asie centrale, en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Asie de l’Est et du Sud-Est, en Asie occidentale et en Afrique du Nord est qualifié de faible ou modéré, bien que la faim soit élevée dans certains groupes au sein des pays de ces régions.

Les Crises Actuelles Aggravent Les Perspectives De La Faim

La pandémie COVID-19 et le ralentissement économique qui en résulte, ainsi que l’invasion massive de criquets pèlerins dans la Corne de l’Afrique et d’autres crises, exacerbent l’insécurité alimentaire et nutritionnelle de millions de personnes, car ces crises s’ajoutent à la faim existante causée par les conflits, les extrêmes climatiques et les chocs économiques. Les scores du GHI présentés dans ce rapport ne reflètent pas encore l’impact des catastrophes cumulées en 2020, mais ils indiquent les zones sensibles où l’insécurité alimentaire et la sous-alimentation sont déjà graves, exposant leurs populations à un risque accru de crises alimentaires aiguës et de faim chronique dans le futur.

L’Expérience Montre Que Des Progrès Spectaculaires Sont Possibles

Si l’on examine les tendances des 10 à 20 dernières années, on constate que la plupart des pays ont connu des améliorations, parfois spectaculaires. En Angola, en Éthiopie et en Sierra Leone, par exemple, la faim est passée d’un niveau extrêmement alarmant en 2000 - lorsque les guerres civiles et leurs conséquences avaient contribué à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle - à modéré dans le GHI de 2020. Au cours de la même période, le Cameroun est passé d’un niveau alarmant de faim à un niveau modéré, le pays ayant doublé son PIB par habitant et amélioré ses indicateurs de développement humain. L’avenir proche mettra à l’épreuve la capacité du monde à répondre simultanément à de multiples crises - crises sanitaires, crises environnementales, crises économiques et crises de sécurité alimentaire, entre autres. Avec de la persévérance, un effort collectif et la mobilisation de ressources suffisantes, le monde peut surmonter ces crises. Si elle est bien menée, la réponse construira des bases plus solides pour aller de l’avant, laissant le monde plus résistant et mieux préparé aux défis futurs.