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Niger : Plan de Réponse Humanitaire 2020 - Mise à jour due à la pandemie de COVID-19

Countries
Niger
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Sources
OCHA
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Aperçu de la situation

La pandémie causée par le coronavirus s’est propagée au Niger le 19 mars, date de la notification du premier cas. A la date du 21 juillet 2020, le pays avait enregistré 1 113 cas, dont 1 1018 guéris, 26 sous traitement et 69 décès. Selon l’analyse des données effectuée par le Ministère de la santé publique, la pandémie a atteint un pic le 9 avril avec 69 cas enregistrés en une journée pour ensuite connaitre une courbe descendante. Cette tendance se maintient en dépit de la progression de la pandémie à Zinder, ainsi que dans les régions d’Agadez et de Diffa, qui étaient, jusqu’au 30 avril 2020, les seules régions épargnées par la COVID-19, et le fait que 169 agents de santé, soit 18,4% de cette catégorie de personnel, figurent parmi les cas confirmés. Selon l’OMS, les personnes dont l’âge se situe entre 20 et59 ans sont les plus touchées et représentent 72% des cas testés positifs tandis que 21% des cas appartiennent au groupe d’âge des 60 ans et plus. La proportion des adolescents (10-19 ans) parmi les cas positifs est de 6% et celle des moins de 10 ans est de 1%. Globalement, deux patients sur trois est un homme mais cette proportion varie selon le groupe d’âge.

Selon les experts de l’OMS, le ralentissement de la progression de la pandémie ne signifie pas forcément qu’elle est sous contrôle car cela pourrait être plutôt la résultante de la faible performance de la stratégie de surveillance et de la faiblesse du système d’alerte. Il faudra également noter que les capacités de détection sont limitées au Niger et en Afrique en général. La moyenne en Afrique est de 9 tests pour 10 000 personnes contre 256 tests pour 10 000 personnes en Italie et 134 tests pour 10 000 personnes aux USA. En Afrique, une comparaison faite par l’OMS sur l’évolution des cas confirmés entre le Niger, qui pratique le dépistage sur les cas symptomatiques, et trois autres pays (Namibie, Ile Maurice, Angola) qui pratiquent le dépistage systématique, montre que le Niger dispose d’une capacité de 0,8 test pour 10 000 personnes comparativement à 5,5 tests pour la Namibie, 3 tests pour Ile Maurice et 2,1 tests en Angola.

En revanche, des résultats encourageants ont été enregistrés dans la prise en charge des cas. Selon une analyse produite par l’Institut national de la statistique (INS), à la date du 3 mai 2020, près de 7 patients sur 10 (69%) sont sortis guéris, classant le Niger parmi les quatre premiers pays enregistrant les plus forts taux de guérison en Afrique.

Pour faire face aux conséquences de cette pandémie, les autorités ont pris une série de mesures dès le 17 mars :

• En fermant les frontières terrestres et aériennes ;

• En déclarant un état d’urgence sanitaire dans l’ensemble du pays jusqu’au 11 juillet ;

• Et en fermant les entrées et sorties de la ville de Niamey placée en isolement sanitaire.

Un plan multisectoriel de préparation et de riposte contre la Covid 19 d’un montant de 1 438 milliards FCFA, soit 2,4 milliards de dollars américains, a été élaboré. Ce plan se décline comme suit : la gestion sanitaire de la pandémie (167 milliards FCFA), l’appui à la résilience du système éducatif (19 milliards FCFA), le soutien aux personnes vulnérables (487 milliards FCFA) et l’atténuation de l’impact économique (765 milliards FCFA, dont 331 milliards de soutien aux producteurs du secteur agropastoral).

Compte tenu de l’évolution à la baisse de la pandémie, le Gouvernement a décidé le 25 mai de lever l’interdiction des regroupements de masse, y compris les ateliers, séminaires et cérémonies sociales, et de rétablir les horaires normaux de travail dans l’administration publique. Depuis le 15 mai, la ville de Niamey n'est plus sous confinement sanitaire tandis que les lieux de culte notamment les mosquées et les églises, ont rouvert leurs portes le 13 mai. Toutes les écoles publiques ont rouvert le 1er juin après avoir été fermées depuis le 20 mars. La réouverture des restaurants, marchés, magasins et services publics et privés s’accompagne de mesures d'hygiène obligatoires comme le port du masque et la distanciation sociale, notamment dans les lieux publics, les marchés et les transports urbains. En revanche l’état d’urgence sanitaire est maintenu sur l’ensemble du territoire, tout comme l’est la fermeture des frontières terrestres et aériennes, à l’exception des vols cargo et des vols humanitaires régionaux organisés par le PAM.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs: To learn more about OCHA's activities, please visit https://www.unocha.org/.