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Note technique provisoire: Protection contre l’exploitation et les abus sexuels dans le cadre de la réponse à la pandémie de COVID-19 (Version 1.0, mars 2020)

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CHS Alliance
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La pandémie de COVID-19 est une crise de santé publique, sociale et économique d’envergure mondiale. Compte tenu des restrictions de voyage et de déplacement, la société civile et les organisations humanitaires jouent un rôle essentiel en aidant les gouvernements à réagir. Toutes les personnes doivent être à l’abri de l’exploitation et des abus sexuels lorsqu’elles reçoivent une aide humanitaire, y compris des services et des traitements de santé, et il convient de les protéger contre de tels actes. En cas d’exploitation ou d’abus sexuels, les victimes doivent pouvoir accéder à des canaux et à des services de signalement sûrs et confidentiels.

La protection contre l’exploitation et les abus sexuels (PSEA) doit être intégrée à la réponse à la pandémie de COVID-19. Comme pour toute situation d’urgence, la prévention et l’intervention en matière de PSEA devraient être au cœur de l’action humanitaire coordonnée. La crise ne crée pas de nouvelles responsabilités ; au contraire, les actions en matière de PSEA déployées au cours de la pandémie COVID-19 devraient renforcer les engagements existants en ce sens afin de protéger et de soutenir les personnes qui reçoivent une aide humanitaire.
DES RISQUES ACCRUS Comme on l’a constaté durant de précédentes situations d’urgence en matière de santé publique, lorsque la réponse humanitaire s’intensifie, le risque d’exploitation et d’abus sexuels augmente. Les femmes et les enfants, en particulier, sont confrontés à des risques et à des besoins de protection accrus. L’augmentation du nombre de nouveaux intervenants (y compris les intervenants humanitaires non traditionnels), combinée à une forte demande et à un approvisionnement inégal en denrées alimentaires et en produits de santé, accroît les risques.

Les enfants sont particulièrement exposés à de tels risques potentiels lorsque la fermeture des établissements scolaires met un terme aux services et aux interventions qui y étaient déployés pour protéger les enfants en danger. L’aggravation des difficultés d’accès aux services de santé, ainsi que l’accroissement des charges et la séparation d’avec les personnes qui s’occupent des enfants (en raison de mises en quarantaine ou de maladies graves/décès), peuvent aboutir à des formes d’exploitation et d’abus sexuels contre les enfants, en particulier les filles, y compris le mariage d’enfants/forcé ou les relations sexuelles transactionnelles.

La dégradation des moyens de subsistance, des services publics et de la liberté de circulation peut exacerber les risques d’exploitation et d’abus sexuels pour certaines populations déjà vulnérables, telles que les réfugiés, les migrants et les personnes déplacées au sein de leur pays, ainsi que les personnes marginalisées. La raréfaction des ressources, en particulier en matière d’accès aux services de santé, peut résulter en une concentration de pouvoir qui risque d’être exploitée au détriment des personnes en situation de vulnérabilité. Les pénuries alimentaires induites par l’urgence sanitaire peuvent elles aussi accentuer les vulnérabilités et aboutir à des stratégies d’adaptation négatives, augmentant ainsi le risque d’exploitation et d’abus sexuels.

Le recours à des mesures d’isolement peut limiter l’accès aux informations sur l’exploitation et les abus sexuels, et restreindre l’accès des victimes de tels abus aux canaux de signalement ainsi qu’aux services de lutte contre la violence sexiste et aux services de santé sexuelle et reproductive.

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