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Burundi: Rapport de situation (du 30 juin 2020)

Pays
Burundi
Sources
OCHA
Date de publication
Origine
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FAITS SAILLANTS

  • Mise à jour COVID-19

  • Les victimes des inondations au Burundi reçoivent l'aide de l'OIM dans le cadre de la pandémie COVID-19

  • L'OIM Burundi soutient les efforts de réponse du gouvernement au COVID-19

  • Don du UNFPA aux sages-femmes pour des soins maternels de meilleure qualité et la prévention COVID19

CHIFFRES CLÉS

1,74M Personnes dans le besoin (2020)

630K Personnes ciblées (2020)

100K Personnes déplacées internes

1,74M Personnes en insécurité alimentaire

170 # cas confirmés de COVID-19 # décès lié au COVID-19

RÉPONSE D'URGENCE

Mise à jour COVID-19

Premier cas : 31 mars 2020

Nombre total de cas : 170 (au 30 juin 2020)

Nombre total de décès: 1

Mise à jour COVID-19

Premier cas : 31 mars 2020

**Nombre total de cas **: 170 (au 30 juin 2020)

Nombre total de décès: 1

**Vols/frontières **: Les vols internationaux de passagers ont été suspendus le 22 mars. Les vols humanitaires, diplomatiques et médicaux d'urgence sont exemptés de cette mesure de suspension. Les frontières terrestres avec la République démocratique du Congo et le Rwanda ont été réouvertes le 15 avril pour permettre la circulation des marchandises. La frontière avec la Tanzanie est restée ouverte pour la circulation des marchandises et le retour des Burundais.

**Mesures de confinement **: Depuis le 5 mars, la quarantaine autofinancée de 14 jours est obligatoire pour les voyageurs et toute personne ayant été en contact avec des personnes symptomatiques.

CONTEXTE

Les victimes des inondations au Burundi reçoivent l'aide de l'OIM dans le cadre de la pandémie COVID-19

Plus de 2 100 victimes de graves inondations et coulées de boue au Burundi reçoivent une aide de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

À la mi-avril, des semaines de pluies torrentielles ont frappé le Burundi, provoquant le débordement des rives de la rivière Rusizi et l'inondation du district de Gatumba (province de Bujumbura Rural) à environ 12 km de la ville de Bujumbura. Des milliers de maisons, d'entreprises et de cultures ont été emportées et plus de 45 000 personnes ont été touchées, dont 18 000 ont été déplacées.

Quatre grands sites de déplacement pour les victimes ont été mis en place autour de Bujumbura, où des milliers de personnes vivent dans des logements temporaires ou de fortune. Violette Nshimirimana, veuve et mère de quatre enfants, fait partie des personnes qui reçoivent une aide d'urgence. Avec le soutien de l'OIM, elle a reçu un abri d'urgence après que sa maison ait été détruite par les inondations.

"Nous sommes des agriculteurs. Nous n'avons rien pu sauver", explique-t-elle. "Nous avons juste pris nos enfants et nous sommes partis. Nos maisons sont tombées sur tous nos biens après notre fuite. Nous avons besoin d'une petite assiette pour manger, d'une petite marmite pour cuisiner et de petits tapis pour dormir avec nos enfants. Nous n'avons rien pour l'instant".

L'OIM Burundi prévoit également de fournir des articles non alimentaires tels que des couvertures, des ustensiles de cuisine, des moustiquaires et des abris supplémentaires à 300 autres familles déplacées.

En raison de la pandémie COVID-19 en cours, on craint également que les nouveaux sites de déplacement n'augmentent le risque de contracter la COVID-19, en raison des conditions de surpopulation et d'insalubrité. L'OIM, sous la coordination du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et d'autres agences des Nations Unies, réduit le risque d'exposition à COVID-19 lors des distributions d'aide, comme les abris, les kits d'hygiène et d'autres types de soutien d'urgence, en mettant en place une distanciation sociale et en assurant l'utilisation appropriée des équipements de protection individuelle.

"Les destructions que nous avons vues ici ne ressemblent à aucune autre catastrophe récente et ont laissé des milliers de personnes vulnérables sans abri, à un moment où il est essentiel de disposer d'un lieu sûr pour s'abriter afin de ralentir la propagation de COVID-19", a déclaré Sam Derbali, coordinateur des urgences de l'OIM au Burundi.

L'OIM et d'autres organisations humanitaires demandent à leurs partenaires d'intensifier leurs efforts pour fournir des abris supplémentaires, de la nourriture, de l'hygiène et des installations sanitaires. À ce jour, le plan d'intervention humanitaire pour le Burundi en 2020 n'est financé qu'à 16 %. La plupart des secteurs, en particulier le logement, la santé, l'eau, l'assainissement et l'hygiène, sont sous-financés et ont besoin d'un soutien urgent*.

"Il est de notre devoir collectif de veiller à ce que les personnes déplacées aient accès à des conditions de vie hygiéniques et que toutes les réponses soient conformes aux principes humanitaires", a déclaré M. Derbali.

L'OIM aide également à identifier les personnes à haut risque d'exploitation et à organiser des sessions d'information sur les questions de protection des victimes d'inondations.

L'OIM est soutenue par le ministère britannique du développement international (DFID) et l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). Les activités soutenues s'inscrivent dans le cadre des objectifs de développement durable "Eau propre et assainissement" et "Villes et communautés durables".

**Pour obtenir une ventilation complète des besoins de financement, veuillez consulter le *FTS ici

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs: To learn more about OCHA's activities, please visit https://www.unocha.org/.