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Analyse de Conflits Dans La Region de Bamingui-Bangoran Project de Response Rapide en RCA (Rapport Final)

Pays
République centrafricaine
Sources
SFCG
Date de publication
Origine
Voir l'original

Bernardo Venturi et Alessandro Totoro & Search for Common Ground

Search for Common Ground (Search) a sélectionné Bamingui-Bangoran comme une région d’une importance cruciale pour le succès de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine (RCA) et a décidé de procéder à une analyse de conflit dans ce domaine. La collecte de données a été réalisée par l’équipe DME de Search RCA en coordination avec le consultant international Agency for Peacebuilding (AP) entre Novembre et Décembre 2019. L’étude a eu lieu dans la région de Bamingui-Bangoran (nord du pays et frontalière du Tchad), plus précisément à Ndélé et dans les villages de Alihou, Bangbali, Bissigou, Djamassinda, Katissaka, Takara, Zoukoutounyala et Zoukoutounyala.

Bien que la région de Bamingui-Bangoran connaisse moins de conflits violents que les autres régions du pays, les tensions politiques et sociales sont courantes. L’absence de l’État est d’autant plus grave lorsqu’elle laisse un vide qui est comblé par les groupes armés. Dans l’ensemble, l’insécurité générale a un grand effet sur la vie de la population.

Les dynamiques les plus importantes qui sont ressorties de l’analyse sont entre autres : les conflits entre agriculteurs et éleveurs, groupes armés et jeunes des villages, violence contre les femmes, conflits liés au manque des points d’eau potable, et délivrance de l’assistance humanitaire. En ce qui concerne les conflits entre agriculteurs et éleveurs, la région se caractérise par la transhumance transfrontière du Tchad. Les cas de dévastation des champs sont fréquents et affectent une grande partie de la population résidente. Les conséquences immédiates de ce conflit sont la méfiance entre agriculteurs et éleveurs, mais aussi l’insécurité alimentaire, le déplacement des populations e des cas de meurtre. Les aspects ethniques, religieux ou d’origine sont complètement secondaires.

La présence de groupes armés reste l’une des menaces les plus structurelles à la consolidation de la paix. De toute évidence, les retards dans la mise en œuvre du processus de paix et le désarmement des groupes dus à l’absence de l’État créent des conflits à plusieurs niveaux.