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République démocratique du Congo - Note d’informations humanitaires pour les provinces du Bas-Uélé, du HautUélé, de l’Ituri et de la Tshopo (18 au 27 mai 2020

Countries
DR Congo
Sources
OCHA
Publication date

Ce rapport a été produit par OCHA Bunia en collaboration avec les partenaires humanitaires. Il est publié par OCHA et couvre la période du 18 au 27 mai 2020.

FAITS SAILLANTS
- Plus de 70 structures sanitaires pillées ou détruites suite aux violences armées
- Près de 248 000 personnes assistées en nourriture à Djugu et Mahagi au cours du premier trimestre

APERÇU DE LA SITUATION

Les cycles de violences continuent d’affecter les infrastructures sanitaires dans les territoires de Djugu et Mahagi. La Division Provinciale de la Santé (DPS) de l’Ituri a fait état de 79 formations sanitaires endommagées et/ou pillées entre juin 2019 et mai 2020 dans neuf des 36 zones de santé de l’Ituri. Ce contexte de violences prive ainsi des milliers de personnes d’accès aux soins de santé et favorise la résurgence des maladies. Entre autres maladies, la peste demeure une préoccupation en Ituri, à cause notamment de son endémicité dans la province. On note une résurgence de cette maladie dans la Zone de santé d’Aru, principalement dans les sites de personnes déplacées. Selon la DPS, l’Ituri a enregistré un cumul de 21 cas suspects dont sept décès du 1er janvier au 17 mai 2020. La peste est une des maladies endémiques en Ituri, la seule province qui continue à notifier des cas en République Démocratique du Congo.

Plus de 50 personnes ont été tuées les 25 et 26 mai suite à des violences armées à Samboko, situé dans le sud de la Province de l’Ituri. Ces violences ont entrainé un déplacement de population- chiffre non connu- dans les régions de Luna – Ndalya – Bwanasura. Dans la Province du Bas-Uélé, des présumés éléments de la Lord’s Resistance Army (LRA) ont intensifié leurs exactions sur les civils depuis le début de cette année dans le Territoire de Bondo. L’enlèvement de 36 personnes le 18 mai dans l’Aire de santé de Dumobata a occasionné le déplacement de plus de 9 000 personnes dans la localité de Bili. Entre janvier et mai 2020, plus de 13 000 personnes ont été contraintes aux déplacements en raison des exactions dans la province. Ces populations vivent dans des familles d’accueil et sont sans assistance humanitaire à ce jour. Pour rappel, les organisations humanitaires s’étaient désengagées des provinces du Bas-Uélé et du Haut-Uélé depuis 2013 à cause d’un manque de ressources financières.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs: To learn more about OCHA's activities, please visit https://www.unocha.org/.