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Cadre Harmonisé d’identification des zones à risque et des populations vulnérables au sahel et en Afrique de l’Ouest (CH2) du 15/03/2019 au 31/08/2019

Pays
Mali
Sources
FEWS NET
+ 5
Date de publication
Origine
Voir l'original

Résultats de l’analyse de la situation de l’insécurité alimentaire aiguë actuelle et projetée

Résumé narratif des causes, du contexte et des principaux problèmes
Les résultats

En situation courante (Mars-Mai) : environ 332 391 personnes soit environ 1,71% de la population totale du pays, identifiées dans les phases crise et urgence. Quant aux personnes en phase 2, elles sont estimées à 2 438 522 personnes soit 12,56%.

En situation projetée (juin à août 2019) : 548 644 personnes soit 2,83% de la population sont identifiées dans les phases crise et urgence. Le nombre de personnes se trouvant dans la phase 2 est de 3 244 417 personnes soit 16,71% de la population analysée du pays.

La campagne agricole a été globalement bonne dans le pays avec une production prévisionnelle de 10 452 980 tonnes, supérieure de 34% par rapport à la moyenne des cinq dernières années et de 12% par rapport à la campagne dernière selon l’EAC (Enquête Agricole de conjoncture). Cependant, des poches de baisse plus ou moins significatives de production due aux conflits intercommunautaires et autres formes d’insécurité ayant limité l’accès aux champs, ainsi qu’aux inondations liées aux fortes pluies et à la crue ayant entrainé des pertes de superficies, ont été enregistrées à travers l’ensemble du pays mais plus accentuées au centre et au nord.

Les pâturages et les conditions d’abreuvement du bétail sont bons dans l’ensemble. Toutefois, des poches de léger déficit de biomasse par endroits dans le delta intérieur et au niveau de la boucle du Niger sont à signaler. Des perturbations de mouvements des troupeaux à cause de l’insécurité qui limite l’accès à certains pâturages sont signalées en divers endroits du centre et du nord du pays. Par ailleurs des superficies brulées suite aux feux de brousse ont été signalées un peu partout à travers le pays. Les productions animales sont moyennes à bonnes.

Les productions halieutiques et aquacoles sont bonnes grâce à la bonne crue observée sur les cours d’eau.

Le fonctionnement des marchés est normal dans l’ensemble. Cependant, des perturbations de flux liées à la situation sécuritaire instable et aux conflits intercommunautaires sont observées dans les régions de Mopti, le Nord de celle de Ségou, Tombouctou, Gao, Kidal et Ménaka. L’approvisionnement des marchés en denrées alimentaires est suffisant grâce à la bonne production agricole. Les prix des céréales sont en baisse par rapport à la moyenne quinquennale similaires ou en baisse dans l’ensemble et inférieurs à ceux de l’année dernière à la même période. Les marchés à bétail sont bien fournis et les bonnes conditions d’élevage présagent une soudure pastorale normale favorable au maintien des prix à un niveau proche à supérieur à la moyenne. Les termes de l’échange se sont améliorés en faveur des éleveurs grâce à la baisse des prix des céréales et la hausse de ceux des animaux exceptés dans certaines zones des régions du Nord où ils sont inférieurs.

La situation nutritionnelle reste préoccupante dans le pays à cause des mauvaises pratiques alimentaires, de l’insécurité civile et de la prévalence des maladies liées aux mauvaises conditions d’hygiène.

L’accès à l’eau potable reste limité dans bon nombre de localités du pays. La poursuite des incidents sécuritaires et des conflits communautaires continue de perturber l’environnement socio-économique, l’accès humanitaire des ménages dans le centre et le Nord du Pays. La dégradation des moyens d’existence et les déplacements inhabituels de population qui en découlent rehaussent la vulnérabilité des ménages.