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Document sur les enseignements tirés: répondre aux séismes

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Fuentes
ALNAP
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Introduction

Les tremblements de terre sont des catastrophes présentant des caractéristiques spécifiques. Ils détruisent les infrastructures de transports (par ex. les routes, les ponts) et peuvent ainsi empêcher non seulement la communication mais également l’accès physique aux zones touchées. Suite à un séisme, de grandes quantités de débris peuvent bloquer les routes et autres voies de transport.

Ces débris doivent donc être déblayés avant que les travaux de reconstruction ne puissent commencer.
Les tremblements de terre peuvent aussi causer de nombreuses blessures voir de décès du fait de l’effondrement des bâtiments. Par ailleurs, les effets des tremblements de terre ont tendance à se concentrer sur une zone géographique plus restreinte que lors d’autres types de catastrophes naturelles (Cosgrave, 2008).

Les tremblements de terre peuvent être suivi de répliques sismiques ou de secousses secondaires pouvant perturber les opérations de secours et d’évacuation, et entrainant ainsi une réaction en chaîne. Par exemple, le tremblement de terre au Japon en 2011 a été suivi d’un tsunami et d’une série d’accidents nucléaires. De même, le tremblement de terre en Haïti a été suivi par une épidémie de choléra, qui n’a fait qu’empirer la situation (Grünewald et al., 2011: 16). Enfin, les tremblements de terre se produisent à une fréquence moindre que d’autres catastrophes, les mesures visant à la réduction des risques de catastrophe (RRC) ont donc tendance à mettre l’accent sur d’autres types d’évènements plus communs (Cosgrave, 2008).

Dans des États fragiles ou en voie de développement, les tremblements de terre à grande échelle peuvent inverser la courbe de la croissance et de l’amélioration des conditions de vie pour plusieurs années voir décennies. Bien qu’il soit impossible d’éradiquer les tremblements de terre, il est néanmoins possible de s’y préparer et de tirer les enseignements des expériences passées. Ces leçons apprises sont l’occasion de renforcer les réponses humanitaires et de reconstruire suivant le principe du « reconstuire en mieux » (‘building back better’)

Ce rapport examine la littérature, publiée et celle informelle, portant sur les réponses aux tremblements de terre afin d’en tirer les leçons apprises. Ce document couvre tout type de tremblement de terre, à condition qu’il se soit produit sur la terre ferme.1 Nous utilisons la définition du Munich RE, selon lequel un tremblement de terre est une « secousse sismique dont les origines naturelles se situent en dessous de la surface de la terre. Une distinction est établie entre les séismes tectoniques, volcaniques, d’effondrement et les tsunamis en fonction de la cause » (Munich RE, 2015). Les leçons présentées dans ce rapport portent sur les réponses humanitaires passées et ce quel que soit leurs objectifs sectoriels ou multi-sectoriels. On entend par réponses humanitaires les actions ayant pour objectif de « sauver des vies, alléger la souffrance et maintenir la dignité humaine pendant et après les crises d’origine humaine et les catastrophes causées par les dangers naturels » (Development Initiatives, 2018). Suite à l’examen de la littérature effectué pour ce rapport, il apparaît que les réponses humanitaires à un tremblement de terre portent principalement sur les secteurs suivants : gestion des débris, abris, santé, moyens de subsistance et reprise économique, eau, hygiène et assainissement (EHA), éducation, sécurité alimentaire, nutrition et protection.

Lorsque cela est pertinent, les leçons sont présentées d’une manière spécifique au secteur auquel elles ont trait.

L’objectif premier de ce rapport est d’améliorer les réponses humanitaires faisant suite aux séismes en se basant sur les expériences passées de réponse à des catastrophes comparables. Ainsi le rapport a vocation à mettre en évidence les caractéristiques qui devraient être incluses dans les réponses humanitaires futures aux tremblements de terre. L’audience des rapports d’ALNAP étant principalement composée de travailleurs humanitaires,2 ce rapport est organisé selon les différentes phases du cycle de projet afin de déterminer ce qui peut être amélioré à chaque étape.