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Afrique de l'Ouest Key Message Update, Octobre 2019

Countries
Nigeria
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Sources
FEWS NET
Publication date
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Les récoltes en cours améliorent des disponibilités alimentaires

  • Les récoltes débutées en septembre et qui se poursuivent en octobre améliorent les disponibilités alimentaires des ménages. La dernière réunion du PREGEC tenue à Accra en septembre 2019 prévoit des récoltes 2019/20 globalement moyennes voire supérieures à la moyenne de 12 à 20 pourcents. Cependant, dans les zones affectées par l’insécurité et les conflits dans la région du Liptako-Gourma, les productions seraient en dessous de la moyenne. Les disponibilités des pâturages sont globalement satisfaisantes, mais jugées passables dans quelques endroits du Sahel et plus préoccupantes à l’Ouest de la Mauritanie et au Nord du Sénégal pour une troisième année consécutive. Dans la région du Liptako-Gourma et le grand bassin du Lac Tchad, les mouvements du bétail et l’accès aux ressources fourragères continuent d’être entravés significativement par l’insécurité.

  • Les principaux marchés restés bien approvisionnés en produits de base. La baisse atypique des prix par rapport à l’an dernier et à la moyenne, observée en période de soudure se maintient. Par contre, des hausses de prix ont été observées dans des zones de conflits. Aussi, les prix supérieurs à la moyenne du riz local et importé persistent dans les pays côtiers. La fermeture des frontières terrestres du Nigéria pour lutter contre la contrebande et le banditisme impacte négativement les échanges commerciaux, réduisant l'offre de riz importé et augmentant davantage les prix. Avec les récoltes en cours, l’offre connaitra une hausse et les prix seront inférieurs à la moyenne tout au long des périodes de récolte et post-récoltes.

  • La majorité des zones restera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en décembre 2019 et Stress (Phase 2 de l’IPC) pour certaines. Cependant, la persistance de l’insécurité au nord du Burkina Faso, au Centre et nord du Mali, à l’ouest du Niger, au nord-ouest du Nigeria et dans le bassin du Lac Tchad continuera d’accroitre le nombre de personnes déplacées internes et de réfugiés. Malgré la détérioration continue des moyens d’existence, l’aide humanitaire permettra de maintenir l’insécurité alimentaire Stress (Phase 2 ! de l’IPC) dans ces zones pour les ménages hôtes, déplacés internes, et refugiés.

  • Le niveau d’insécurité alimentaire Crise (Phase 3 de l’IPC) continue de prévaloir dans les régions de Tillabéry au Niger, la région du Tibesti au Tchad, la province du Soum et environnants au Burkina Faso, l’est de la RCA et les régions anglophones du Cameroun du fait des conflits armés et /ou insécurité civile qui perturbent significativement les moyens d’existence des ménages et réduisent fortement la distribution de l’aide humanitaire. Les ménages du nord-est du Nigeria touchés par le conflit de Boko Haram continuent de dépendre de l'aide humanitaire pour accéder à la nourriture et restent confrontés à l’insécurité alimentaire Crise (Phase 3 de l'IPC), et celle d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) particulièrement dans l’Etat de Borno et accessoirement celui de Yobé. Dans les zones adjacentes qui restent inaccessibles aux acteurs humanitaires, la situation alimentaire pourrait être similaire ou pire.