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Burkina Faso: Note de plaidoyer conjoint, Juillet 2019

Pays
Burkina Faso
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Sources
FAO
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Date de publication
Origine
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Investir dans le secteur agricole pour assurer une sécurité alimentaire durable et améliorer la cohésion sociale en milieu rural

Introduction

687 458 personnes estimées en situation d’insécurité alimentaire sévère (juin–août 2019)

587 000 enfants menacés par la malnutrition

220 000 personnes déplacées internes dans les régions du Sahel, Centre-Nord, Nord et Est

80 pour cent de la population active dépend du pastoralisme et de l’agropastoralisme

La détérioration de la sécurité au Burkina Faso touche particulièrement les milieux ruraux, où 80 pour cent de la population active dépend du pastoralisme et de l’agropastoralisme comme seul moyen d’existence.

En outre, la situation de vulnérabilité dans laquelle se trouvent les populations rurales les placent dans une situation d'extrême fragilité face aux attaques des groupes armés non‑identifiés. Dans un contexte de crise complexe et multidimensionnelle, il est essentiel de mener des activités visant à la fois à assurer la sécurité alimentaire, des moyens d’existence résilients et l’amélioration de l’état nutritionnel des couches vulnérables des populations déplacées et celles des zones d’accueil.

Ainsi, l’appui à une agriculture résiliente permettra de soutenir le secteur économique rural, de répondre aux besoins immédiats de manière durable et de renforcer la résilience des populations. En outre, investir dans des secteurs clés comme l’agriculture et l’élevage est primordial pour prévenir et atténuer l’instrumentalisation et l’extension des conflits liés à l’accès aux ressources naturelles entre populations vulnérables. Le secteur agro-sylvo-pastoral, notamment, est source d’opportunités d’emplois pour les jeunes et offre des alternatives face aux mécanismes de survie dangereux, comme l’exode rural ou l’enrôlement dans les groupes armés non‑identifiés, qui leur procurent une source de revenu.

Cette note de plaidoyer conjoint entre l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) vise à mettre l’accent sur la grave détérioration de la sécurité au Burkina Faso et sur ses répercussions sur les moyens d’existence pastoraux et agropastoraux des plus vulnérables. Ensemble, les deux organisations des Nations Unies en charge d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle au niveau global, souhaitent informer les parties prenantes de l’urgence de la situation actuelle et de la nécessité de mobiliser les ressources qui permettront d’apporter une réponse à la crise, d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, de consolider la paix et de renforcer la cohésion sociale.