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Appel Éclair Conjoint: Madagascar Grand Sud (Novembre 2018 - Avril 2019)

Países
Madagascar
Fuentes
OCHA
Fecha de publicación

MADAGASCAR GRAND SUD

APERÇU DE LA CRISE

En Octobre 2018, le nombre de personnes classées en « phase d’urgence » (IPC 4) et en « phase de crise » (IPC 3) a augmenté de 135.000 personnes par rapport à juin 2018, la majorité de ces personnes se concentrant dans les districts de Beloha et Ampanihy.

Le Grand sud était classé en situation d’alerte depuis juin 2018 avec la présence d’un district, celui de Beloha, classé en « phase d’urgence » (IPC4) et aussi avec la dominance des communes en urgence nutritionnelle dans le district d’Ampanihy. Des interventions humanitaires précoces ont été alors menées par le Gouvernement et ses partenaires afin d’éviter une détérioration généralisée de cette situation. Ces interventions, aussi bien humanitaires qu’en termes de protection sociale, ont permis justement d’éviter une situation humanitaire généralisée entre juin et octobre 2018. Ces interventions, aussi bien humanitaires que protection sociale, ont permis justement d’éviter une situation humanitaire généralisée entre juin et octobre 2018.

En effet, le second exercice IPC d’octobre 2018 montre que, par rapport à l’année précédente (octobre 2017), la situation d’insécurité alimentaire s’est nettement améliorée dans la plupart des districts, avec une diminution significative d’au moins 5% de la proportion de la population nécessitant une action urgente pour protéger leurs moyens de subsistance et réduire les déficits alimentaires. Dans le district de Taolagnaro, le recul est assez remarquable (autour de 45%) alors que dans les districts d’Ampanihy et de Beloha, une hausse frappante d’au moins 10%a été enregistrée.

Si dans l’ensemble du Grand sud, le nombre de personnes classées en phase « Urgence » (IPC 4) et en phase « crise » (IPC 3) s’élève à environ 890.000 personnes (presque 45% de l’ensemble de la population dans le Grand sud), ce qui représente 135.000 personnes de plus qu’au mois de juin 2018 ces personnes se concentrent dans les deux districts suivants en termes de pourcentage:

• Beloha : 70% de la population du district, soit 83.647 personnes

• Ampanihy : 68% de la population du district, soit 194.752 personnes

En effet, à partir du mois de novembre 2018, ces deux districts sont classés en phase 4 IPC. La principale cause de cette situation est le déficit pluviométrique prolongé, durant presque toute la campagne agricole 2017-2018, et particulièrement entre octobre 2017 et mars 2018. Ce niveau déficitaire prolongé, qui est descendu jusqu’à 25% du niveau moyen de précipitations dans une zone déjà aride, a surtout affecté les principales productions agricoles en juin 2018.

En corollaire à cette baisse, et à peine trois mois après la récolte de la grande saison agricole, la consommation alimentaire a chuté de manière alarmante, avec, respectivement, 53% et plus de 20% des ménages ayant une pauvre consommation alimentaire dans les districts de Beloha et Ampanihy.

Par ailleurs, les résultats du dépistage nutritionnel pour le troisième trimestre 2018 montrent une dégradation très inquiétante de la situation nutritionnelle dans les deux districts. En effet, à Ampanihy se concentrent près de 50% des enfants identifiés comme malnutris aigus dans 8 districts couverts par ce système de surveillance. A Ampanihy, 11 communes sur 16 se trouvent dans une situation d’urgence nutritionnelle, alors que 4 autres communes sont en situation d’alerte nutritionnelle. De plus, la probabilité d’augmentation des taux de proxyMAG (Malnutrition Aiguë Globale) et MAS (Malnutrition Aiguë Sévère) est forte durant le pic de soudure prévu jusqu’au mois de mars 2019. Pour Beloha, 4 communes sur 8 sont dans une situation d’alerte nutritionnelle alors que toutes les communes étaient en situation non alarmante pendant le précédent trimestre.

Enfin, la probabilité qu’un phénomène du type El Niño se produise à partir de la fin 2018 a augmenté et est maintenant de 80%. Durant cette période, les populations dans le Grand sud traverseront encore une période de soudure alimentaire particulièrement difficile et qui s’étendra jusqu’en mars 2019. En tenant compte de la situation actuelle et de cette perspective météorologique, les interventions humanitaires dans ces deux districts devront être renforcées jusqu’à la prochaine récolte de mai/juin 2019.

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