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République centrafricaine : Stratégie d’appui à la résilience 2018–2023 - Renforcement des moyens d’existence agropastoraux

Countries
CAR
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Sources
FAO
Publication date
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Introduction

1,1 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire sévère
1 Centrafricain sur 4 est déplacé
12,7 %, la part de l’élevage au PIB et 35 %, la contribution de l’élevage au secteur agricole
75 % de la population tire ses moyens d’existence de l’agriculture

Pays situé au cœur de l’Afrique, la République centrafricaine est classée parmi les pays les plus pauvres de la planète en dépit de ses fortes potentialités agricoles largement sous-exploitées. L’économie centrafricaine est dominée par le secteur primaire qui représentait 50,2 pour cent du produit intérieur brut (PIB) en 2009 avec comme principales activités l’agriculture vivrière et l’élevage. Environ 75 pour cent de la population centrafricaine dépend du secteur agricole pour couvrir sa consommation alimentaire et assurer une part importante de ses revenus.

Globalement, et malgré des conditions agro-écologiques favorables, l’offre alimentaire demeure insuffisante par rapport aux besoins de la population.
Le secteur agricole a été profondément touché par les crises politiques et sociales de ces dernières années. Le dernier conflit, déclenché à la suite du renversement du Gouvernement en mars 2013, a engendré une crise humanitaire sans précédent, forçant un tiers de la population du pays, estimée à près de 4,9 millions d’habitants, à se déplacer. Aujourd’hui on compte encore 543 826 réfugiés et 693 932 déplacés internes.

En dépit des élections présidentielles de février 2016, et du rétablissement de l’ordre constitutionnel et de la formation d’un nouveau Gouvernement, le pays vit aujourd’hui une période de grande fragilité tant sur le plan de la sécurité, extrêmement volatile, que sur le plan socio-économique. Les conflits entre groupes armés ont conduit au morcellement du pays. La population rurale est victime de prédations perpétrées par les groupes armés ce qui engendre des fractures violentes au sein des communautés agropastorales.

Outre les conflits, les aléas et les changements climatiques représentent une autre menace importante, ayant des conséquences sur la gestion des écosystèmes et autres ressources agricoles et naturelles renouvelables, pouvant entraver la cohésion sociale, la stabilité et le développement durable du pays. Les risques de maladies des plantes et des animaux ainsi que les chocs économiques peuvent également impacter la production nationale et par conséquent augmenter les risques de conflit.
Le développement et la diversification de moyens d’existence agricoles résilients et durables sont donc essentiels à la refondation du pays à travers l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutrition, la création d’emplois productifs et la consolidation de la paix.