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Le Conseil d’Administration du Partenariat Roll Back Malaria annonce une nouvelle ère pour le Partenariat international

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Roll Back Malaria
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En 1998, alors que le paludisme faisait un million de victimes chaque année et touchait des centaines de millions de personnes à travers le monde, le Partenariat Roll Back Malaria (RBM) a été était fondé dans le but de réduire de moitié la charge de morbidité, objectif qui sera atteint d’ici 2015. La lutte contre le paludisme est depuis devenue l'une des plus grandes réussites dans le domaine de la santé mondiale et du développement : plus de six millions de décès dus au paludisme ont été évités depuis 2000, dont 97 % auraient coûté la vie à des enfants de moins de cinq ans.

Créé conjointement par le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la Banque Mondiale et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Partenariat RBM a favorisé la création d'une forte collaboration multisectorielle et contribué à d'importantes réussites concernant le plaidoyer de la lutte contre le paludisme, la mobilisation des ressources, l'établissement d'un consensus et la mise en œuvre d'interventions de prévention et de contrôle.

Depuis la création du Partenariat RBM, les investissements consacrés à la lutte contre le paludisme à travers le monde ont augmenté de 2000 % en passant de 130 millions d'USD à 2,7 milliards d'USD par an. Cette explosion a permis une augmentation sans précédent du nombre d'interventions efficaces menées contre la maladie : mise en place de moustiquaires imprégnées d'insecticide longue durée (LLIN), utilisation de combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine (ACT) et de tests de diagnostic rapides (RDT) ou encore pulvérisation intra domiciliaire à effet rémanent. Dans le même temps, et grâce au travail et aux contributions des pays et de nombreux intervenants, la mortalité due au paludisme a reculé de 58 % depuis 2000, et l'Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) relatif au paludisme a été atteint ou dépassé. Plus de 100 pays se sont débarrassés du paludisme et au moins 55 pays sont en passe de réduire les taux d'incidence du paludisme de 75 % d'ici fin 2015.

La bataille est pourtant loin d'être gagnée : 200 millions de cas de paludisme sont enregistrés dans le monde chaque année. L'ère des OMD touchant à sa fin et le monde adoptant d'ambitieux Objectifs de Développement Durable (ODD), le paludisme doit rester une priorité mondiale sur les plans politique, social et financier. L'OMS et le Partenariat RBM ont élaboré un programme ambitieux pour les 15 prochaines années avec la Stratégie Technique Mondiale contre le paludisme 2016–2030 de l'OMS et le plan parallèle de mobilisation des ressources du Partenariat RBM, Action et Investissement pour vaincre le paludisme (AIM) 2016–2030. Ces documents indiquent comment réduire de 90 % le fardeau du paludisme d'ici 2030 et accélérer les efforts engagés dans la lutte contre le paludisme sur le plan national et régional. Ces nouveaux objectifs et la mise en œuvre à grande échelle d'interventions intégrées requièrent la multiplication par plus de deux des financements de la lutte contre le paludisme d'ici 2020, ces derniers devant atteindre 6,5 milliards d'USD par an, soulignant la nécessité d'une coordination opérationnelle et d'une collaboration intersectorielle accrues. Dans le même temps, le programme de recherche en vue de l'élimination du paludisme (malERA) actualisé prévoit, en termes de recherche et de développement, plusieurs priorités identifiant les connaissances manquantes et les outils nécessaires à l'élimination du paludisme à l'échelle mondiale.

En ce début de nouvelle ère des ODD et au vu de l'évolution de la lutte contre le paludisme, le Partenariat RBM doit également poursuivre son évolution. Une nouvelle structure de partenariat a été approuvée par le Conseil d'administration du RBM à l'occasion de sa 28e réunion en mai 2015, afin de renforcer les capacités de la communauté mondiale de lutte contre le paludisme à mettre en œuvre une réponse politique, opérationnelle et financière hautement intégrée et à accélérer l'action coordonnée contre le paludisme en cette période d'austérité financière et alors que les priorités de développement, les menaces biologiques ne sont plus les mêmes.

Un Comité de supervision de la transition, dirigé par le Dr. David Parirenyatwa, Ministre de la Santé du Zimbabwe, et l'Amiral Tim Ziemer, coordinateur mondial de l'Initiative du Président Américain contre le paludisme (PMI), avec le soutien du Gestionnaire de la transition Kevin Starace, ancien Vice-président du Partenariat RBM, mettra en œuvre la nouvelle architecture du partenariat et continuera de faire progresser les priorités des pays et communautés exposées au paludisme. Les principales activités de l'actuel Secrétariat RBM, dont le siège est à Genève, avec une partie du personnel à New York, et les Réseaux sous-régionaux basés à Gaborone et Dakar, seront pris en charge par la nouvelle structure recommandée par ce comité désigné par le Conseil. Le Comité de supervision de la transition mettra en place des communications régulières destinées à tenir les partenaires informés de l'évolution des changements.

« Le Partenariat RBM a toujours été prêt à entrer dans cette nouvelle ère de développement, à examiner les futurs défis et opportunités et à adapter sa manière de travailler afin de s'assurer que le paludisme reste une priorité en termes de santé et de développement et qu'ensemble, nous serons en mesure de continuer à sauver des vies et à libérer le potentiel économique des communautés les plus vulnérables à travers le monde, » a déclaré le Dr. Fatoumata Nafo-Traoré, Directeur Exécutif du Partenariat RBM. « La Stratégie Technique Mondiale contre le paludisme et l'Action & Investissement pour vaincre le paludisme (AIM 2016-2030) contribueront à assurer les ressources et la collaboration globale nécessaires pour atteindre notre objectif d'un monde sans paludisme. »

« L'impact du Partenariat RBM est évident. Nous avons réduit de moitié le nombre de décès dus au paludisme, ce qui semblait irréalisable au début de l'ère des OMD. Nous sommes toutefois bien conscients que ces résultats sont fragiles et pourraient être réduits à néant en une seule saison des pluies si nous négligeons les interventions de lutte contre le paludisme, » a déclaré le Dr. Victor Makwenge Kaput, Président du Conseil d'administration RBM, Membre du Parlement et ancien Ministre de la Santé de la République Démocratique du Congo. « Alors que le monde adopte de nouveaux objectifs globaux en faveur du développement durable, nous adaptons les mécanismes du Partenariat RBM afin d'atteindre notre objectif ambitieux de mettre un terme au paludisme, et exprimons notre profonde reconnaissance vis-à-vis de l'actuel Secrétariat du Partenariat RBM, dont l'aide et l'abnégation nous ont permis d'imaginer un monde sans paludisme.